Tiens, on se mélange les pinceaux…

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Un fascinant article du Monde sur une tentative de percée du siège Damas/Iran/Russie par les rebelles anti-Bachar/US/EURO…

Mais plus fascinant encore, les commentaires de l’article. Car dans cet article, on y voit décrit comme le camps en position désespérée, lancé dans une opération de dernière chance avec les moyens du bords contre une machine de guerre bien huilé et bien équipée (Russie/Damas, ils ont des moyens et des troupes entraînées…on imagine bien les “rebelles” comme étant le boulanger du coin devenu soldat de fortune…)

Sauf que dans les commentaires, certain semblent réaliser abruptement que les fameux rebelles sont constitués de… groupe islamiste, ancien affilié à Al-Quaida ou adepte du dommage collatéral lors de précédent assaut. Et potentiel terroriste une fois que leur attention ne sera plus concentrée sur Bachar…

Alors forcément, on s’étonne, on se surprend à se dire : ” ben, en fait, ce serait peut-être mieux que les Russes écrasent ces “rebelles slash futur terroriste”, alors que depuis des mois on nous présente l’intervention Russe comme quelques chose de négatif, au mieux opportuniste et pas plus regardant quant aux dommages collatéraux que ses bombardements provoquent.

Ce qui se fissure sous mes yeux tristement amusé, ce n’est pas l’apparente moralité du camps dont on souhaite la victoire. C’est cette impression depuis le début du conflit, que les occidentaux (moi compris donc ), nous avons tenté à tout prix de voir des gentils et des méchants. Alors que tout ce qui touche le Moyen Orient est tout, sauf binaire. C’est au mieux un mille feuille compliqué, ou se mêle religion, politique, et influence étrangère pour du conflit geo-politique… le tout soutenu par le besoin lambda des populations locales que tout être humain digne de raison partagerait : l’envie de survivre pour voir de meilleurs lendemain. Et si cela signifie prendre les armes aux côtés d’un barbu sanguinaire, oui, notre boulanger Syrien n’y regardera pas à deux fois…

Il n’y a jamais eu dans ce conflit de “gentil” et de “méchant”. Tout au plus les premiers jours de la contestation à Damas étaient des réactions qu’on pourrait qualifié de “pures”. Une envie de changement, de bouleversement. Mais dans cette petite plaie causée dans le flanc du régime, un milliers de microbes sont venu se greffer. Les ambitions des uns, les tentations des autres, entraînant à leurs suite alliés et partenaire commerciaux… Car l’argent n’est jamais loin derrière…(coucou les Russes “j’ai des besoin commerciaux et geopolitique avec Damas que je ne veux pas voir aux mains des USA ou des Euro…”).

Bref je me fends la poire en imaginant la mine déconfite des commentaires réalisant “oh mon dieu, nos gentils rebelles sont en fait d’odieux terroriste !!!”, et ensuite je me fais un “facepalm” en imaginant leur réactions prévisible au possible :

“A mort ces vilains moches ! A défaut de gentils et de méchants, j’ai un méchant et un méchant pire ! donc à mort le méchant encore plus méchant que le méchant d’origine !”

En oubliant qu’à la base, les “méchants” sont des civils qui n’avaient sans doute le choix qu’entre se prendre des bombes sur la tronche sans rien dire, ou prendre des cailloux pour se faire tirer comme un pigeon, ou prendre des mitrailleuses fournie par des barbus, eux même fourni par… nous.

En bref, ce bordel est compliqué, mais on s’escrime à vouloir donner notre idée du meilleur choix à appliquer, mais seulement après avoir simplifié l’équation en mode binaire blanc/noir. Et on s’étonne que nos solutions ne font que provoquer plus de bordel après coup… Et oui, le Moyen Orient me fait de plus en plus penser à un gigantesque bac à sable où l’on joue aux GI-Joe… en espérant qu’aucun de nos soldats de plastique ne viennent s’égarer jusque dans nos rues, car sa place est là bas. Dans notre poste de télé au jt de 20h.

Monde de merde….

Vous êtes écoeuré de ces attentats et de ces morts innocentes ?

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Vous êtes écoeuré de ces attentats et de ces morts innocentes ? Vous êtes malade en lisant les récits d’horreur et d’incompréhension, ou en voyant la couleur écarlate du trottoir sur les images diffusées en boucle au jt ?

Vous vous dites « y’en a marre » « ils sont malades » « ce sont des animaux ». « comment un humain peut en arriver à faire ça ? ».

Vous en avez marre de lire Daesh ceci, Daesh cela, Salafiste, extrémiste et autre jusqu’au boutiste ?

Alors vous postez des choses. Des cris. Des appels d’air. Vous voulez de la rétribution, de la compréhension. De la punition ou une pluie de bombes sur ceux qui sont responsable de ces carnages. Certain pensent qu’il suffit de serrer les dents et que ça passera. Au lit, ça marche plutôt bien, mais en vrai ? D’autre pensent que la tolérance et l’empathie permettra de combattre ces horreurs et ces morts innocentes.

Aucun à mes yeux, n’ont raison. Notre Histoire est composée d’une multitude de conflit. De haine, et de vengeance. De débordement et de crise, d’effondrement et de révolution. Tout autant que l’Histoire est aussi constituée d’art et de beauté, de création et d’inspiration. L’Histoire n’a jamais été composée d’un seul acte, ou d’une seule création.

De même la solution à ce conflit n’est pas le tapis de bombe, qui est déjà pratiqué avec les effets que l’on peut (ne pas ) voir. Ni des lois fratricides qui consistent à réussir à faire ce que Daesh n’a pas les moyen de faire : nous faire oublier que nous sommes tous Humain, avant d’être Français, Chrétien ou adepte de la levrette. Douter de son voisin, craindre le moindre le barbu ou la moindre tunique musulmane. Puis de la moindre couleur de peau trop sombre…

Si on regarde Daesh en face, ce que personne ne veut faire, on peut pourtant y voir sa véritable faiblesse.

Son désir de devenir un pays « réel ». Pas un fantasme religieux, mais un pays, avec une économie, une politique et des règles sociales, et des musulmans qui s’y réfugieraient telle une terre promise, pour fuir les pays devenu islamophobe (admettez que cette partie du plan fonctionne plutôt pas mal, en calculant l’accélération des attentats à un an des élections, Daesh aurait pu écrire les programmes des futurs candidats qu’il n’aurait pas fait mieux.)

Or sa plus grande faiblesse est devant nous, offerte à la vue de tous, mais si bien dissimulée sous un nuage de fumée qu’elle ne cesse d’alimenter avec ses attentats :

Tant que Daesh fait la guerre à quelqu’un, son califat n’a pas à subir les aléa d’une population qui se met à vivre par elle-même. Tant que quelqu’un lui fait la guerre, Daesh peut -aux yeux de ses ressortissants, et de ses “followers” internationaux sur le web – jouer le félin acculé, fier et impétueux qui fait face à l’Ennemi que nous représentons à ses yeux…Daesh peut exalter ses troupes, ses civils convaincus par chaque raid aérien… du moins tant que la situation de guerre perdure.

Ce « conflit » n’a qu’une solution durable : Laisser Daesh exister, et évoluer par elle même. Entre un pays que l’on peut observer et juger, et des milliers de fanatiques exilés aux quatre coins du monde sans autre patrie qu’un livre et d’autre chef que des videos Youtube, lequel des deux est contrôlable ? Lequel des deux, sur le long terme, a une chance même infime d’évoluer en quelque chose d’autre ?

Combien de temps avant que le besoin d’arrondir les angles de la charia ne se fasse sentir au sein même du pouvoir qui forcément, abusera de sa position… Les printemps arabes ne sont pas qu’une histoire du passé. C’est une marque indélébile dans l’histoire du moyen orient qui prouve qu’un peuple spolié, écrasé et dominé par un état corrompu ne reste pas éternellement servile.

Et dans cette action de laisser Daesh vivre, on l’oblige à faire face à son plus grand démon : sa propre intolérance. Ce califat Islamique aurait une chance de prospérer en l’état, si nous étions au Moyen-âge. Mais aujourd’hui ? Avec un simple accès internet, n’importe quel jeune peut se connecter au reste du monde et découvrir ce qu’on lui refuse. L’endoctrinement est facile quand on se fait passer pour une cause guerrière noble et juste, quand on utilise les trop nombreuses actions occidentales du passé pour justifier une colère vengeresse et le sacrifice ultime… Mais l’endoctrinement devient moins simple quand il n’y a plus d’ennemis visible…

Mais il s’agit d’un rêve. Dans la réalité, un futur candidat ou un président, pour le bien être des sondages va opter pour la solution qui « plaît » S’il ne le fait pas, il sera châtié dans les élections ou les votes de confiance. Ceux qui veulent du sang en auront. Partout. Sur leur mains, et dans leur coeur. Parce que c’est politiquement correct, et que les réflexion sur les conséquences d’une action au Moyen-Orient ne dépasse pas la date de l’élection suivante. Ne pas montrer les dents serait un suicide électoral. Alors nous allons entrer en guerre. Nous allons raser des villes, éparpiller les combattants ennemis, fêter une victoire d’ici quelques mois. Puis comme dans un mauvais film, le « méchant » n’est pas vraiment mort, car son existence même ne peut être simplement « annihilé » avec un bouton rouge. et il se reconstruira ailleurs.

Mais à ce moment, quand un nouvel attentat atteindra nos rues, nous ne pourront plus dire « comment un être humain peut faire ça ? » : nous aurons trop peur d’être capable d’y répondre, en regardant notre propre reflet dans le miroir.

Pure déprime

Un mot rapide car je suis désespéré. Je vis les actualités au jours le jours, je les vois mourir, je vois des gamins fauchés par des balles.

Et ensuite je lis des commentaires et je comprends brutalement que certains voient des “musulman mourir” ou  des “terroristes mourir”. Je ne parle pas d’un évènement en particulier. Juste des images d’Israël, Palestine, d’Afrique ou des USA.

Moi je vois toujours des gamins fauchés par des balles.

Pour une raison ou une autre. Et si on pouvait faire quelques chose ? Et si on pouvait influencer leur destinée, et au moins essayer quelques chose pour que ces gosses, aient au moins eu le choix de ne pas se mettre dans une situation qui a abouti à leur mort ?

Merde, je sais. Je suis un père, et voir des gosses se faire buter, je réalise à quel point j’aime vivre dans un pays en paix. Un pays où si je préfère manger ce midi dans un Mc Do plutôt qu’un Kebab, je ne risque pas de me faire agresser à la sortie pour cause de participation à l’empire capitaliste américain. Et si je choisi le Kebab, je ne me ferai pas arrêter pour cause de radicalisme…

La paix. Ce truc enterré tellement profond dans certains pays, couvert par tellement de corps et de bombes, de coups de couteau et de roquette, qu’il faudrait une putain de pelle pour la retrouver que ça confinerait à de l’archéologie.

Monde de merde.

 

Discour imaginaire

Le Président prend la parole à 14 h dans les jardins de l’Élysée, devant un parterre de journalistes impatient et trépignant, micro à l’affut de la moindre bourde présidentielle à exhiber en gros titre. Certains ont déjà un commentaire ironique sur ce discours « en extérieur », imitant ceux des présidents américains qui sont coutumiers de ce genre de communication.

Mais peu importe, M. Le Président arrive, sous le crépitement des flashs, entouré de ses gardes du corps qui l’escortent jusqu’au pupitre. Il salue d’un sourire mesuré et fait face à l’assemblée.

Son discours durera quarante minutes, abordant divers aspect de ses choix passés, présent et futurs. Nous allons simplement citer quelques extraits, concernant l’abolition de certaines lois passées. Notamment sur le port du voile ou de symbole ostensiblement religieux qu’il qualifie « d’art de transformer l’anodin en volonté sectaire ».

En effet, le Président a fait récemment soumettre une réforme permettant au citoyen français de ne plus être « pénalisé selon son accoutrement. »

« Nous sommes dans un pays dont le gouvernement ne devrait jamais se mêler de la façon dont les religions s’expriment. Je suis athée, je ne crois en aucune divinité, mais je crois en la liberté de mon voisin, chrétien, juif, musulman — ou adorateur de panzani — de pratiquer et de porter les symboles indiquant son appartenance ou son amour pour telle ou telle croyance. Ce n’est pas à moi, en tant que Français, et encore moins à moi en tant que président des Français, de leur interdire ce droit. Cette ancienne loi a transformé l’idée farfelue que le simple port d’un bijou ou d’un vêtement d’une certaine taille, forme et couleur, indiquait la volonté de « contaminer » son entourage par des idées religieuses.

Or, même si la France est un pays laïc, elle est constituée de personnes croyantes, de toutes religions, qui fondent ce qu’est le pays aujourd’hui ; et dans 100 ans, seront considérées comme ses racines. Ainsi, je souhaite lever cette interdiction qui n’a eu d’autre effet que de compliquer les relations les uns avec les autres, et de transformer le simple port d’un vêtement en acte de protestation politique, trop souvent détourné, mal interprété et finalement jetant le « coupable » dans une tendance à l’extrémisme. En résumé, plus de mal que de bien, ce qui ne devrait jamais être le résultat d’une loi.

De même, je souhaite que le public — et la presse qui l’informe — puisse essayer de se souvenir que lorsque l’État poursuit des terroristes ou combat l’extrémisme, ce n’est pas la religion qui est combattue, mais l’humain qui puise dans la religion un prétexte pour blesser, tuer, ou priver de liberté son prochain. Il n’existe pas d’extrémistes musulman, chrétien, ou juif. Il existe des hommes et des femmes dont les actions criminelles et liberticides les mettent dans le viseur de la justice.

Combattre ces personnes en condamnant la religion dont ils sont issus est aussi ridicule que de condamner la Terre elle-même de les soutenir à chacun de leur pas. Sur cette même Terre, un homme peut tuer, un autre peut sauver. À nous, humains, de condamner, ou de remercier l’homme. À nous, humains, de faire en sorte que cette Terre puisse soutenir plus souvent l’homme qui sauve que celui qui tue. »

La Politique, cette nouvelle Aristocratie…

noblesse francaiseAu fil des articles, des révélations, des débats, et tout ce bazar, je suis nauséeux.

J’écris ces articles simplement pour me sortir de l’organisme ma frustration. Et celle-là, s’en est une grosse.

J’ai l’impression de lentement me transformer en un de ces excités illuminés révolutionnaires pro anarchistes conspirationnistes et autre -istes de votre choix. Plus j’écoute les politiciens, garde en mémoire leur discours, puis regarde les infos un an ou deux ans plus tard, et plus j’ai l’impression de voir un verni se craqueler.

Encore faut-il décider de le regarder sous un autre angle que de face. Comme c’est prévu à l’origine.

J’explique, en toute naïveté, mon point de vue actuel sur la politique. Ou l’homme politique (de haut niveau, ceux qui ont suffisamment grimpés les échelons pour espérer un jour briguer une présidentielle ou un poste de ministre.) :

C’est un type dont l’objectif est de monter. Monter en position, grade, importance, peu importe. Il a la tête levée vers le haut. Pas pour nous, pas pour sa ville ou la paix dans le monde, non. Pour lui. Comme beaucoup, c’est un job, la politique. Une carrière.

C’est donc un type qui va se lever le matin en réfléchissant de quelle manière il va pouvoir convaincre ses électeurs que lui c’est le meilleur, et trouver des soutiens pour l’aider à séduire lesdits électeurs tout en sachant pertinemment, qu’une fois « en haut » il faudra les « remercier ».

Partant de ce postulat, je les regarde s’agiter sur l’écran défendre leur point de vue face à un adversaire qui fait pareil. Ils jouent à se battre entre eux, alors que le vrai combat est entre eux, et nous. Nous convaincre. Établir une image, une vision d’eux dans notre petite tête endormie après une journée au boulot.

Et comme un employé face à l’armoire à fourniture de son entreprise, s’il y a des endroits où il peut se servir « gratuitement », il le fera. Car à cet instant, l’armoire grande ouverte lui semblera presque comme une invitation.

Mais au final, c’est un type issu d’un monde différent du mien. Un monde où ce qui sort de sa bouche est plus important que ce que ses mains produisent. Ce qui fait qu’il peut très bien ne rien faire (ou faire peu), du moment que ce qui sort de sa bouche correspond à ce que son interlocuteur veut entendre. Ce qui lui permettra de recommencer.

C’est un type qui vient me serrer la main dans ma rue miteuse que lorsque mon vote va lui être utile. Le reste du temps, je ne le verrai jamais dans ladite rue. Qui elle restera miteuse.

C’est un type qui s’il détourne des millions d’euros, va se prendre une tape sur la main (du sursis) et quelques années d’inéligibilité (oh, mon dieu, il va devoir trouver un job… ou pas ?). Je déteste les voleurs de voiture. Mais s’ils se font choper, et qu’ils prennent cher, ce n’est pas proportionnel à la somme, mais à la gravité du crime : vol. Prison ferme. Notre type lui ne fait pas que voler. Il vole la confiance, il ment ouvertement, le tout payé par nous, contribuable. Et c’est du sursis. Du temporaire.

C’est un type payé pour discuter et décider de comment on doit vivre, mais doit d’abord comprendre comment on vit. Mais ne vivant pas comme nous, il a donc besoin de conseiller, qui eux même, aspirant à monter en grade, ne vivent pas forcément « comme nous ».

En résumé, je vois le système politique d’aujourd’hui bien rodé :

– Pour être élu, il faut dire les choses à la façon d’un show, d’une pub. Bientôt une bande annonce à la Michael Bay pour nous vendre un candidat ?

– Les partisans d’un parti politique ressemblant de plus en plus à des supporters d’une équipe de foot. Ou aux adeptes un peu extrêmes d’une religion : leur équipe est forcément la meilleure. L’« Autre » est un ennemi à abattre.

Les drapeaux avec le logo dudit parti flottent, les teeshirts et macarons sont vendus/offert par millier, c’est la fête. La foule en délire oublie les manifs que l’un ou l’autre parti a provoqué quand il était au pouvoir (je parle pour la droite/gauche) ou oublie comment certain dictateur sont arrivés au pouvoir en tenant le discours que les gens veulent entendre (je parle pour les extrêmes) pour obtenir les rênes du pouvoir.

– Les partisans d’un parti sont tellement adorateurs dudit parti, qu’on peut leur raconter n’importe quoi. Ils veulent que la famille soit stable : ça les rassure. Il faut les mêmes têtes ou des bonnes têtes, qui leur racontent des choses agréables qui les rassurent. Et ils suivront. Peu importe les casseroles accrochées aux pieds des candidats : du moment qu’il dit « tout va bien », c’est qu’il doit dire la vérité n’est-ce pas ?

Et surtout, surtout, la gestion d’un financement qui ne leur appartient pas. Je comprends que les politiques ont besoin d’argent pour vivre. Plus que décemment s’ils doivent représenter l’élite du pays, ou inviter des personnes influentes pour leur projet, je comprends que les inviter à Mc Do ferait tache.

Mais dans ce cas, le choix de la carrière politique, payée par le contribuable, devrait imposer un certain respect envers ledit contribuable.

Si je ne paye pas mes impôts de 300 euros, j’ai toute une machine à broyer qui se met en route. Qui m’ausculte, m’observe pour s’assurer que je paye bien en temps et en heure, et la somme correcte.

Et l’homme politique doit lui se faire prier pour être « transparent » de l’argent qu’on lui donne, extorqué de cette façon ?

Je comprends qu’on ne peut pas modifier les choses du présent et du passé. Mais pour chaque nouveau politicien, une nouvelle donne devrait se mettre en place. L’utilisation des biens publics doit devenir publique.

Devenir un homme qui représente le public, dois l’obliger à devenir publique pour la durée de son mandat. À accepter que plus qu’un citoyen lambda, il soit dépositaire de la confiance du peuple. En cela, en raison des crises du passé dont on tirerait enfin des leçons, ses dépenses effectuées au service du peuple seraient mises en ligne publiquement.

Oui, cela soulèverait un nombre incroyable de troll et de critique, mais obligerait à rappeler à l’homme politique ses responsabilités et surtout d’où vient l’argent qu’il utilise. Que lorsqu’il déjeune à la Coupole pour son midi sous prétexte d’une réunion avec un autre membre du ministère, il comprenne que le poids de l’addition, c’est une dizaine de Français qui vont la payer pour lui. Ce n’est pas anodin. Ça ne doit plus être anodin.

Encore une fois : les technologies d’aujourd’hui rendent possible de tracer où va notre argent d’impôts au centime près.

Dans quelle poche et pourquoi, cela ne devrait plus être une question sans réponse… ou dont la réponse se retrouve en une d’un quotidien, flanqué de 2 policiers et d’un mec en costard à 300 euros qui explique « ce n’est pas moi, je n’étais pas au courant ».

Bref l’idée, et de refaire un lien de responsabilité dans les deux sens. Le français est responsable des finances de son pays. De l’ouvrier, à l’entrepreneur. Mais le politique doit redevenir responsable de ses dépenses, et les scandales quotidiens montrent que l’abus et le détournement sont monnaie courante dès que de grandes sommes sont en jeux (peu importe le milieu d’ailleurs, mais c’est un autre sujet sur lequel je m’énerverai plus tard…). Et ces scandales montrent que le système actuel ne marche pas. Changer. Essayer au moins, avant que même les plus endormis d’entre nous se réveillent au son du prochain politicien extrémiste qui agitera la corruption comme un doigt accusateur, et sous ce prétexte, détruira les libertés que nous avons aujourd’hui (alors qu’il est aussi corrompu que ceux qu’ils montrent…)…

Monde de merde….

PS Écris d’une traite. Je n’ai pas envie de me relire, le sujet m’agace, je m’excuse auprès des éventuels lecteurs de ce pavé indigeste, pour toutes mes fautes d’accords et de pluriel.

Amener la paix, à coup de blasphème ! Oui !

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Comme d’autres, le 9/01 j’ai été choqué.

Le 9 au soir, comme d’autre, j’ai participé a un rassemblement pour signifier un syndrome du « je peux pas juste rester sur mon cul ».

Le 11, comme d’autres, j’ai marché à Paris. Pour signifier pêle-mêle que j’étais pour la liberté d’expression, que cette action était — cherchons un mot comme un autre — conne, en raison de l’effet inverse provoqué par cette sordide tentative d’imposer un « ferme là, t’as pas le droit de dire ça » ou encore simplement pour montrer que non, on avait pas peur. Et que le nombre de têtes qui se sont pointées partout en France slash Monde, ont montrés qu’une « petite » unanimité des gens ne sont pas d’accord avec la vue des islamistes/intégristes/extrémistes/djihadistes de tout poil.

Puis, comme d’autres, je suis rentré chez moi. Triste, mais convaincu que c’était la seule chose à faire à mon niveau.

Puis ces jours-ci je découvre qu’un prof a forcé ses élèves musulmans à regarder des caricatures de Mahomet.

Puis que des manifs anti-Charlie avaient eu lieu un peu partout (mais avec des nombres assez restreints de participants en comparaison) comme en Turquie, qui ont dégénérées, réprimées par les forces de l’ordre.

Que des utilisateurs Facebook ou autre qui ont osé dire qu’ils « n’étaient pas Charlie » pour x ou y raisons, se sont fait insulter ou menacé…

Que des agents du service public ont refusé de respecter la minute de silence vont se voir radiées.

Dans mes dernières phrases, il y a des mots comme “forcer”, “réprimé”, “menacé”… Comment peut-on passer d’une marche unanime contre le bâillon de l’ignorance et de l’intolérance, à ça ?

Ne pas être capable de suffisamment de discernement pour savoir quand laisser la liberté du choix, le droit de s’exprimer, ou de protester ? Sérieusement, après le sacrifice par le sang encore frais dans Paris ?

Je pourrais arrêter cet article et dire directement « monde de merde ». Y’a matière pourtant, à s’arrêter là et laisser les gens se faire leur idée sur les bêtises de certains sur leur manière de défendre la liberté.

Mais dans toute cette diarrhée médiatique, j’ai trouvé qu’une chose de bien s’est produite. Un truc pas banal qui aurait mérité a être signalé, ou au moins, souligné.

C’est que les mecs qui scandent « je suis Mohamed » « je suis musulman, respecte-moi », ont décidés de prendre la parole.

De s’exprimer. De se rassembler pour dire ce qu’ils pensent.

Est-ce que quelqu’un a pensé à leur dire, à souligner l’ironie de la chose ?

Qu’ils utilisent la liberté d’expression pour balancer toute leur haine de la France ou de Charlie Hebdo ? Est-ce qu’ils sont capables de réaliser que si on obéissait béatement à leur principe de base du « respecte ceci parce que c’est sacré pour moi », ils offriraient aux USA le droit de les atomiser pour cause de « vous avez brûlé le drapeau américain » alors qu’on SAIT à quel point c’est sacré chez eux ce machin ?

Pourquoi le brûle-t-il d’ailleurs ? Si ce n’est pour exprimer quelque chose tout en tapant dans quelque chose de sensible. Pourquoi d’ailleurs ? Parce que c’est important pour le public qu’on vise, pardi… n’importe quel type dans une rue au Moyen-Orient pourrait vous le dire…

Donc, cramer un drapeau sacré pour un peuple, c’est OK. Caricaturer un personnage sacré pour un peuple, ah non, m’sieur. Moi je peux, pas vous. Mahomet, c’est bien plus sacré vous comprenez !

Ah ?

Sur quelle base quelque chose est sacré pour quelqu’un d’autre que la personne concernée ?

Une vache est sacrée ici, et là c’est un superbe Big Mac.

C’est là, messieurs dames, qu’entre en jeu un principe de tolérance. À savoir qu’on est pas obligé de juger soi-même quelque chose de sacré pour le respecter.

Dans un meilleur monde, cela donnerait des gens qui ne brûlent pas de drapeaux ricains, et pas de caricaturistes qui parodient Mahomet. Mais on a le monde qu’on mérite. Les fanatiques et adorateurs de Mahomet jusqu’à ses rognures d’ongles ne comprennent pas/ne veulent pas comprendre qu’ils créent par leurs intolérances/discours/actions des Charbs et des Wolinski tous les jours.

Pour en revenir à cette histoire de blasphème, je peux comprendre leur colère. Mais, sérieusement, ils sont conscients qu’ils demandent à un autre pays de respecter quelque chose de sacré chez eux (pays, ou sphère privée, peu importe), alors que si on leur demandait de respecter chez eux quelques choses comme — au pif — le droit de choisir sa religion, ils rigoleraient grassement… Pourtant ça les choque pas de parler de blasphème ou d’irrespect du prophète, alors qu’ils doivent être conscient quelques part qu’ils exigent une forme de respect bien précise, uniquement pour leurs beaux yeux, alors que cette même forme de respect qu’on va leur demander pour d’autre sujet, ils vont nous rétorquer « ah non mon ami, ça je peux pas. C’est ta culture, pas la mienne… »

Argh.

Alors, j’en viens au titre de cet article. La paix grâce au blasphème.

Personnellement, malgré toute cette histoire de liberté d’expression, je serais prêt à faire une concession. À savoir interdire la représentation du prophète dans les médias. À condition que les islamistes, prenant brutalement conscience de cette ouverture chez les occidentaux, de ce trou béant dans la culture de la satyre pourtant bien ancrée en France comme l’ont prouvée les manifs, que nos islamistes acceptent toutes les formes (même d’opposition) de satyre ou d’humour dans les territoires sous leur contrôle (toujours avec l’interdiction de représenter le prophète, un deal est un deal.)

Voilà. S’ils acceptent cela, je serais prêt à sacrifier un peu de mon droit de me moquer, si cela donne le droit à des millions de personnes de le faire chez eux. Sans risque de voir un type en kalachnikov débarquer pour vous expliquer sont point de vue sans ouvrir la bouche.

Ouaip. Carrément.

Mais je rêve pas. Déjà, ils ne me liront jamais (je ne suis pas assez célèbre, et vu que ça ne m’intéresse pas de l’être, aucun calife auto proclamé ne me lira jamais). Ensuite, alors que tout le monde aime rire (même les islamistes), ce serait « tolérer » quelque chose, ouvrir le flanc à la critique, et pousser certain à poser des questions, même sous couvert de rire. Or, les islamistes ont besoin d’ennemis pour vivre. Pas d’amis, ou de pote de rigolade. Ils ont besoin d’être constamment menacés pour exister, enrôler plus de chair à canon sous leurs bannières. Il faut que le combat continue pour eux, car tant que les guerriers se battent et préparent des plans de guérillas face au Goliath que représente « l’empire occidental », ils n’ont pas le temps de penser au futur. À ce qu’ils veulent vraiment pour leur descendant, leur famille, leur peuple.

Pour terminer, un dernier mot sur d’autres choses que j’ai entendues par-ci, par-là.

Je ne suis pas spécialement choqué de lire ou d’entendre des gens dire « ils l’ont bien cherché » en parlant des assassinés de Charlie Hebdo. Car le niveau d’inconscience, d’aveuglement est tel dans cette idée du « ils se sont moqués alors qu’ils avaient pas le droit », alors que si, désolé mes amis, ils en avaient le droit… Car sinon, moi qui suis fan de mon Petit Poney, Les amis c’est Magique !(c) je vais débarquer chez toi et te forcer à les regarder en boucle pendant 6 mois ! Pourquoi ? Parce que j’estime que tu n’avais pas le droit d’en rater un !

Oui, les Petit Poney c’est sacré et on rigole pas avec ça.

Monde de merde…

Et le Droit à la fin de vies des bêtises ?

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J’en peux plus. Je meurs en lisant les articles dans les médias. Après les manifs « je veux décider de votre vie à votre place », voici venue la manif « je veux décider de votre vie à votre place ».

Ah mince c’est pareil.

Retour sur une série d’articles consacrés aux manifs anti-IVG dans les médias, brandissant des pancartes toujours aussi drôles que pour la précédente réunion d’aveugle (oui ceux qui manifestent aux côtés du FN sans se demander pourquoi ils leur tiennent la main…) « Aller en Espagne pour garder son enfant »…sérieusement… la liberté de défiler avec des anneries au-dessus de la tête, heureusement que ça existe, mais parfois… on serait tenter de la supprimer, vous savez, pour leur propre bien…

On en revient à la sempiternelle idée… Non, pas idée, mais peur… donc à la sempiternelle peur que le mot « liberté » accolé à tout sujet, que ce soit le mariage ou le choix de la mise au monde d’autrui soit utilisée de manière abjecte ou déraisonnable…

Tout en réussissant l’acrobatie mentale de prétendre qu’il n’y avait pas d’utilisation abjecte ou déraisonnable de l’interdiction d’avorter.

Qu’ils respectent la vie. Ok. Qu’ils s’expriment pour la défendre, Ok. Qu’on ait de l’empathie pour l’embryon, Ok… du respect de l’être humain Ok.

Mais quand on commence  à vouloir se mettre en travers d’un être humain et de son choix à ne pas assumer une maternité ? Où est le respect de cette personne ? On respecte l’embryon en elle plus qu’elle-même ? Comment on fait ça ? On décide à pile ou face ? Face pour la vie de l’embryon, pile pour la vie de la mère et le risque d’un enfant non désiré ?

Ou les anti-IVG considèrent-ils une femme qui avorte comme directement inapte à faire son choix sciemment ?

C’est là que je ne comprends plus la démarche. On ne peut pas – à mon sens – balancer un respect de la vie humaine en argumentation principale, quand on piétine littéralement le droit de disposer de son corps et de soi-même.

Je sais que dans certains milieux, le corps c’est tabou. C’est sale, et que certain préfèrent laisser ce domaine géré par les règles d’un bouquin. Mais merde. Si certains sont frileux à ce sujet, soit, mais foutez la paix à ceux qui considèrent réellement que leur corps leur appartient…

L’IVG. Le pire c’est la non-objectivité des pour et des contres.

Oui, parfois c’est injuste, parfois c’est contraint pour des raisons familiale, morale, extérieure. Et parfois c’est nécessaire, vital, obligatoire… Mais qui peut se permettre de moralement peser le poids du nombre de ceux qui souffrent d’être contraint à avorter par un mari abusif, et ceux qui vont souffrir d’un enfant non désiré, qui va lui même souffrir par la suite si les parents (ou le parent abandonné… Tiens marrant comme d’un coup le slogan papa+maman se fait discret) se retrouvent avec ce fardeau ?

Qui a décidé que le nombre d’embryons ainsi sauvé ne se fera PAS au prix d’un nombre de égal de vie adulte et enfant gachées ? Ceux qui défilaient dans la rue ? Non, je ne crois pas. À moins que ce soit encore ce fichu pile ou face…

Il n’y a rien de parfait, mais la seule chose qui est sûre, c’est que décider d’interdire quelque chose basé sur les risques de mauvaise utilisation n’est pas une bonne idée.

Prenons la religion par exemple (complètement au hasard mon exemple hein…). Je suis athée. Les religions provoquent des guerres, des intolérances, des extrémistes (on en a déjà assez dans la politique), des atrocités commises en son nom, etc.

La religion c’est mauvais. Donc on devrait l’interdire. Point. Interdiction de pratiquer un culte, tout le monde devient athée et c’est parfait. On sauve des vies par milliers.

Youpi.

Sauf que non. Je suis athée, mais je refuse que mes enfants n’aient pas le choix. Je refuserai qu’on intervienne dans son éducation pour lui dire : non fils, la religion c’est le mal (pourtant je le pense !). C’est comme l’ivg qu’on a réussi à interdire en 2019 : Parfois on le faisait pour de bonne raison mais on nous a appris que c’était trop souvent pour de mauvaise raison, donc valait mieux l’interdire. Ca tue, donc c’est mal. Donc on interdit. Le respect de la vie humaine toussa toussa.

Parce que quitte à se mêler de la vie familiale et sexuelle d’autrui, pourquoi s’arrêter en si bon chemin, autant aller jusqu’à la liberté de culte, non ? Moi je dis, on devrait limiter tout ce qui cause des abus sur les enfants et provoque des morts, vous pensez pas ? Oh, les anti-tout? vous en pensez quoi ?

Monde de merde…