Et si on arrêtait de chouiner ? (les extrémistes de la vie privée)

Les révélations de Snowden & ses copains dans les médias nous prouvent quelques chose qui n’est plus exceptionnel. OH mon DIEU nous sommes ESPIONNES !!!

Oui, et alors ?

Ok, soyons honnête : moi aussi cela m’a insurgé pendant au moins vingt secondes. Comment osent-ils espionner d’autre pays en plus de leur propres citoyens. Vilain ricains, vilains ! Ensuite je lis que la France fait de même, et ce, depuis un bail, et se chauffe les fesses avec nos données… OH mon DIEU nous sommes ESPIONNES !

Vingt seconde plus tard, une fois l’adrénaline redescendue (en compagnie d’une petite mousse pour me remettre d’une telle émotion), je me log sur ma bécane, je surf, j’achete une merde sur amazon, fait une recherche sur google, et met en ligne quelques photos que j’aime bien. Et je réalise que dans notre monde mi virtuel, mi réel, les limites de notre vies privées ont beaucoup changées depuis les trente dernières années.

Je veux dire, vous imaginez un peu, le systéme des cookies sur le net, pourquoi il n’y a pas eu de hurlement à la mort quand à cette collecte de données quotidienne sur notre propre machine ?

Pas de hurlement non plus à la sortie des premiers réseau sociaux ? Attendez, il s’agit bien d’une plateforme sur laquelle toute votre vie privée pourra être affiché on line ? 24/24, 7/7 ?

On vit bien dans un monde où la notion de vie privée est très relative à ce qui nous arrange. Que google enregistre nos préférences de recherche pour nous afficher une pub ad hoc, on est ok. Qu’un état “vole” des morceaux de données et les stock dans un coins dans l’attente qu’un jour, peut-être, vous allez faire une connerie qui vous fera apparaître en tête de liste ? ça non. Et je me fiche de savoir que cela permettrait d’arrêter ou d’empêcher d’éventuel excité de la bombe artisanale googelienne.

Sérieusement ?

Je vois des gosses qui se foutent littéralement de leur vies privées. Ils en parlent à tue tête, ne font pas attention à qui ils en parlent ni qui est à coté, à l’écoute. Mais la simple idée qu’un Etat recueille nos infos persos nous file une réaction purement épidermique. Un appel visceral à la révolte et à l’indignation.

Pourquoi ?

Que ce soit pour garder un oeil sur des parti extrémiste ou des possible fanatique religieux, je suis ok. Je n’ai rien à me reprocher. Mes données peuvent être stockée avec les autres, elles ne remonteront jamais à la surface tant que je n’ai pas officiellement décidé de me faire sauter la tronche avec une ceinture d’explosif. Mais je ne peux pas renier le fait que mon poil se hérisse à cette idée. Mais encore une fois, pourquoi ?

Est-ce que mon poil se hérisse quand carrefour récolte toute mes préférences de nourriture ? Que ma banque à le détail de mes achats, disponible dans une base de données ? Que je peux déménager, ma feuille d’impot me sera livrée à ma nouvelle adresse automatiquement ? Qu’après avoir acheté un canapé chez IKEA, google me surine avec des google ad sur des conforama et des promos de canapé ? Que ce jeux que j’ai téléchargé sur mon smartphone me demande un droit d’accés à mon répertoire de contact et mes sms juste pour exploser des hélicos avec un avions ? ou cette apps qui permet de me conseiller le meilleur resto selon mes gouts perso et ma geo-localisation ?

Effaçons ce dernier paragraphe. Imaginons un monde sans internet. Juste le telephone, à la rigueur. Et le courrier postal. Quand les probleme de famille restait dans la famille, ou sauf paroles trop fortes, personnes d’autre ne pouvait le savoir. Que les seuls “buzz” ne pouvaient venir QUE des médias qui avait le regard braqué sur… les politiques, les grandes institutions, mais pas sur le petit peuple et sa derniere vidéo bizarre impliquant un homme et un animal… car de telle choses n’avaient pas cours.

Dans ce monde, oui, une révélation d’un tel méfait de la part d’un état serait un viol pur et simple. Un viol de quelques chose d’existant, blindé, betonné.
Mais revenons dans notre monde. Le vrai, le réel… honnêtement ? si je ne suis pas dérangé que des commerciaux exploitent mes données pour me vendre leurs joujou, je n’ai aucune raisons valable de m’insurgé contre un état quelconque faisant de même, avec l’excuse de vouloir s’en servir pour que, la prochaine fois que je prendrai le RER, il n’y ait pas un sac abandonné avec une bonbonne de gaz clouté sous un siége.

Avec le temps, je crois sincèrement qu’on est devenu imbu de notre petite personne. D’un côté on veut la justice, l’entraide sociale, du changement, que le monde bouge et de la sécurité… mais de l’autre on pose comme condition qu’on ne doit pas mettre la main poche et surtout rester masqué, drapé dans les lambeaux de ce que nous appelions autre fois, notre vie privée.

Monde de merde…

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