La Politique, cette nouvelle Aristocratie…

noblesse francaiseAu fil des articles, des révélations, des débats, et tout ce bazar, je suis nauséeux.

J’écris ces articles simplement pour me sortir de l’organisme ma frustration. Et celle-là, s’en est une grosse.

J’ai l’impression de lentement me transformer en un de ces excités illuminés révolutionnaires pro anarchistes conspirationnistes et autre -istes de votre choix. Plus j’écoute les politiciens, garde en mémoire leur discours, puis regarde les infos un an ou deux ans plus tard, et plus j’ai l’impression de voir un verni se craqueler.

Encore faut-il décider de le regarder sous un autre angle que de face. Comme c’est prévu à l’origine.

J’explique, en toute naïveté, mon point de vue actuel sur la politique. Ou l’homme politique (de haut niveau, ceux qui ont suffisamment grimpés les échelons pour espérer un jour briguer une présidentielle ou un poste de ministre.) :

C’est un type dont l’objectif est de monter. Monter en position, grade, importance, peu importe. Il a la tête levée vers le haut. Pas pour nous, pas pour sa ville ou la paix dans le monde, non. Pour lui. Comme beaucoup, c’est un job, la politique. Une carrière.

C’est donc un type qui va se lever le matin en réfléchissant de quelle manière il va pouvoir convaincre ses électeurs que lui c’est le meilleur, et trouver des soutiens pour l’aider à séduire lesdits électeurs tout en sachant pertinemment, qu’une fois « en haut » il faudra les « remercier ».

Partant de ce postulat, je les regarde s’agiter sur l’écran défendre leur point de vue face à un adversaire qui fait pareil. Ils jouent à se battre entre eux, alors que le vrai combat est entre eux, et nous. Nous convaincre. Établir une image, une vision d’eux dans notre petite tête endormie après une journée au boulot.

Et comme un employé face à l’armoire à fourniture de son entreprise, s’il y a des endroits où il peut se servir « gratuitement », il le fera. Car à cet instant, l’armoire grande ouverte lui semblera presque comme une invitation.

Mais au final, c’est un type issu d’un monde différent du mien. Un monde où ce qui sort de sa bouche est plus important que ce que ses mains produisent. Ce qui fait qu’il peut très bien ne rien faire (ou faire peu), du moment que ce qui sort de sa bouche correspond à ce que son interlocuteur veut entendre. Ce qui lui permettra de recommencer.

C’est un type qui vient me serrer la main dans ma rue miteuse que lorsque mon vote va lui être utile. Le reste du temps, je ne le verrai jamais dans ladite rue. Qui elle restera miteuse.

C’est un type qui s’il détourne des millions d’euros, va se prendre une tape sur la main (du sursis) et quelques années d’inéligibilité (oh, mon dieu, il va devoir trouver un job… ou pas ?). Je déteste les voleurs de voiture. Mais s’ils se font choper, et qu’ils prennent cher, ce n’est pas proportionnel à la somme, mais à la gravité du crime : vol. Prison ferme. Notre type lui ne fait pas que voler. Il vole la confiance, il ment ouvertement, le tout payé par nous, contribuable. Et c’est du sursis. Du temporaire.

C’est un type payé pour discuter et décider de comment on doit vivre, mais doit d’abord comprendre comment on vit. Mais ne vivant pas comme nous, il a donc besoin de conseiller, qui eux même, aspirant à monter en grade, ne vivent pas forcément « comme nous ».

En résumé, je vois le système politique d’aujourd’hui bien rodé :

– Pour être élu, il faut dire les choses à la façon d’un show, d’une pub. Bientôt une bande annonce à la Michael Bay pour nous vendre un candidat ?

– Les partisans d’un parti politique ressemblant de plus en plus à des supporters d’une équipe de foot. Ou aux adeptes un peu extrêmes d’une religion : leur équipe est forcément la meilleure. L’« Autre » est un ennemi à abattre.

Les drapeaux avec le logo dudit parti flottent, les teeshirts et macarons sont vendus/offert par millier, c’est la fête. La foule en délire oublie les manifs que l’un ou l’autre parti a provoqué quand il était au pouvoir (je parle pour la droite/gauche) ou oublie comment certain dictateur sont arrivés au pouvoir en tenant le discours que les gens veulent entendre (je parle pour les extrêmes) pour obtenir les rênes du pouvoir.

– Les partisans d’un parti sont tellement adorateurs dudit parti, qu’on peut leur raconter n’importe quoi. Ils veulent que la famille soit stable : ça les rassure. Il faut les mêmes têtes ou des bonnes têtes, qui leur racontent des choses agréables qui les rassurent. Et ils suivront. Peu importe les casseroles accrochées aux pieds des candidats : du moment qu’il dit « tout va bien », c’est qu’il doit dire la vérité n’est-ce pas ?

Et surtout, surtout, la gestion d’un financement qui ne leur appartient pas. Je comprends que les politiques ont besoin d’argent pour vivre. Plus que décemment s’ils doivent représenter l’élite du pays, ou inviter des personnes influentes pour leur projet, je comprends que les inviter à Mc Do ferait tache.

Mais dans ce cas, le choix de la carrière politique, payée par le contribuable, devrait imposer un certain respect envers ledit contribuable.

Si je ne paye pas mes impôts de 300 euros, j’ai toute une machine à broyer qui se met en route. Qui m’ausculte, m’observe pour s’assurer que je paye bien en temps et en heure, et la somme correcte.

Et l’homme politique doit lui se faire prier pour être « transparent » de l’argent qu’on lui donne, extorqué de cette façon ?

Je comprends qu’on ne peut pas modifier les choses du présent et du passé. Mais pour chaque nouveau politicien, une nouvelle donne devrait se mettre en place. L’utilisation des biens publics doit devenir publique.

Devenir un homme qui représente le public, dois l’obliger à devenir publique pour la durée de son mandat. À accepter que plus qu’un citoyen lambda, il soit dépositaire de la confiance du peuple. En cela, en raison des crises du passé dont on tirerait enfin des leçons, ses dépenses effectuées au service du peuple seraient mises en ligne publiquement.

Oui, cela soulèverait un nombre incroyable de troll et de critique, mais obligerait à rappeler à l’homme politique ses responsabilités et surtout d’où vient l’argent qu’il utilise. Que lorsqu’il déjeune à la Coupole pour son midi sous prétexte d’une réunion avec un autre membre du ministère, il comprenne que le poids de l’addition, c’est une dizaine de Français qui vont la payer pour lui. Ce n’est pas anodin. Ça ne doit plus être anodin.

Encore une fois : les technologies d’aujourd’hui rendent possible de tracer où va notre argent d’impôts au centime près.

Dans quelle poche et pourquoi, cela ne devrait plus être une question sans réponse… ou dont la réponse se retrouve en une d’un quotidien, flanqué de 2 policiers et d’un mec en costard à 300 euros qui explique « ce n’est pas moi, je n’étais pas au courant ».

Bref l’idée, et de refaire un lien de responsabilité dans les deux sens. Le français est responsable des finances de son pays. De l’ouvrier, à l’entrepreneur. Mais le politique doit redevenir responsable de ses dépenses, et les scandales quotidiens montrent que l’abus et le détournement sont monnaie courante dès que de grandes sommes sont en jeux (peu importe le milieu d’ailleurs, mais c’est un autre sujet sur lequel je m’énerverai plus tard…). Et ces scandales montrent que le système actuel ne marche pas. Changer. Essayer au moins, avant que même les plus endormis d’entre nous se réveillent au son du prochain politicien extrémiste qui agitera la corruption comme un doigt accusateur, et sous ce prétexte, détruira les libertés que nous avons aujourd’hui (alors qu’il est aussi corrompu que ceux qu’ils montrent…)…

Monde de merde….

PS Écris d’une traite. Je n’ai pas envie de me relire, le sujet m’agace, je m’excuse auprès des éventuels lecteurs de ce pavé indigeste, pour toutes mes fautes d’accords et de pluriel.