Amener la paix, à coup de blasphème ! Oui !

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Comme d’autres, le 9/01 j’ai été choqué.

Le 9 au soir, comme d’autre, j’ai participé a un rassemblement pour signifier un syndrome du « je peux pas juste rester sur mon cul ».

Le 11, comme d’autres, j’ai marché à Paris. Pour signifier pêle-mêle que j’étais pour la liberté d’expression, que cette action était — cherchons un mot comme un autre — conne, en raison de l’effet inverse provoqué par cette sordide tentative d’imposer un « ferme là, t’as pas le droit de dire ça » ou encore simplement pour montrer que non, on avait pas peur. Et que le nombre de têtes qui se sont pointées partout en France slash Monde, ont montrés qu’une « petite » unanimité des gens ne sont pas d’accord avec la vue des islamistes/intégristes/extrémistes/djihadistes de tout poil.

Puis, comme d’autres, je suis rentré chez moi. Triste, mais convaincu que c’était la seule chose à faire à mon niveau.

Puis ces jours-ci je découvre qu’un prof a forcé ses élèves musulmans à regarder des caricatures de Mahomet.

Puis que des manifs anti-Charlie avaient eu lieu un peu partout (mais avec des nombres assez restreints de participants en comparaison) comme en Turquie, qui ont dégénérées, réprimées par les forces de l’ordre.

Que des utilisateurs Facebook ou autre qui ont osé dire qu’ils « n’étaient pas Charlie » pour x ou y raisons, se sont fait insulter ou menacé…

Que des agents du service public ont refusé de respecter la minute de silence vont se voir radiées.

Dans mes dernières phrases, il y a des mots comme “forcer”, “réprimé”, “menacé”… Comment peut-on passer d’une marche unanime contre le bâillon de l’ignorance et de l’intolérance, à ça ?

Ne pas être capable de suffisamment de discernement pour savoir quand laisser la liberté du choix, le droit de s’exprimer, ou de protester ? Sérieusement, après le sacrifice par le sang encore frais dans Paris ?

Je pourrais arrêter cet article et dire directement « monde de merde ». Y’a matière pourtant, à s’arrêter là et laisser les gens se faire leur idée sur les bêtises de certains sur leur manière de défendre la liberté.

Mais dans toute cette diarrhée médiatique, j’ai trouvé qu’une chose de bien s’est produite. Un truc pas banal qui aurait mérité a être signalé, ou au moins, souligné.

C’est que les mecs qui scandent « je suis Mohamed » « je suis musulman, respecte-moi », ont décidés de prendre la parole.

De s’exprimer. De se rassembler pour dire ce qu’ils pensent.

Est-ce que quelqu’un a pensé à leur dire, à souligner l’ironie de la chose ?

Qu’ils utilisent la liberté d’expression pour balancer toute leur haine de la France ou de Charlie Hebdo ? Est-ce qu’ils sont capables de réaliser que si on obéissait béatement à leur principe de base du « respecte ceci parce que c’est sacré pour moi », ils offriraient aux USA le droit de les atomiser pour cause de « vous avez brûlé le drapeau américain » alors qu’on SAIT à quel point c’est sacré chez eux ce machin ?

Pourquoi le brûle-t-il d’ailleurs ? Si ce n’est pour exprimer quelque chose tout en tapant dans quelque chose de sensible. Pourquoi d’ailleurs ? Parce que c’est important pour le public qu’on vise, pardi… n’importe quel type dans une rue au Moyen-Orient pourrait vous le dire…

Donc, cramer un drapeau sacré pour un peuple, c’est OK. Caricaturer un personnage sacré pour un peuple, ah non, m’sieur. Moi je peux, pas vous. Mahomet, c’est bien plus sacré vous comprenez !

Ah ?

Sur quelle base quelque chose est sacré pour quelqu’un d’autre que la personne concernée ?

Une vache est sacrée ici, et là c’est un superbe Big Mac.

C’est là, messieurs dames, qu’entre en jeu un principe de tolérance. À savoir qu’on est pas obligé de juger soi-même quelque chose de sacré pour le respecter.

Dans un meilleur monde, cela donnerait des gens qui ne brûlent pas de drapeaux ricains, et pas de caricaturistes qui parodient Mahomet. Mais on a le monde qu’on mérite. Les fanatiques et adorateurs de Mahomet jusqu’à ses rognures d’ongles ne comprennent pas/ne veulent pas comprendre qu’ils créent par leurs intolérances/discours/actions des Charbs et des Wolinski tous les jours.

Pour en revenir à cette histoire de blasphème, je peux comprendre leur colère. Mais, sérieusement, ils sont conscients qu’ils demandent à un autre pays de respecter quelque chose de sacré chez eux (pays, ou sphère privée, peu importe), alors que si on leur demandait de respecter chez eux quelques choses comme — au pif — le droit de choisir sa religion, ils rigoleraient grassement… Pourtant ça les choque pas de parler de blasphème ou d’irrespect du prophète, alors qu’ils doivent être conscient quelques part qu’ils exigent une forme de respect bien précise, uniquement pour leurs beaux yeux, alors que cette même forme de respect qu’on va leur demander pour d’autre sujet, ils vont nous rétorquer « ah non mon ami, ça je peux pas. C’est ta culture, pas la mienne… »

Argh.

Alors, j’en viens au titre de cet article. La paix grâce au blasphème.

Personnellement, malgré toute cette histoire de liberté d’expression, je serais prêt à faire une concession. À savoir interdire la représentation du prophète dans les médias. À condition que les islamistes, prenant brutalement conscience de cette ouverture chez les occidentaux, de ce trou béant dans la culture de la satyre pourtant bien ancrée en France comme l’ont prouvée les manifs, que nos islamistes acceptent toutes les formes (même d’opposition) de satyre ou d’humour dans les territoires sous leur contrôle (toujours avec l’interdiction de représenter le prophète, un deal est un deal.)

Voilà. S’ils acceptent cela, je serais prêt à sacrifier un peu de mon droit de me moquer, si cela donne le droit à des millions de personnes de le faire chez eux. Sans risque de voir un type en kalachnikov débarquer pour vous expliquer sont point de vue sans ouvrir la bouche.

Ouaip. Carrément.

Mais je rêve pas. Déjà, ils ne me liront jamais (je ne suis pas assez célèbre, et vu que ça ne m’intéresse pas de l’être, aucun calife auto proclamé ne me lira jamais). Ensuite, alors que tout le monde aime rire (même les islamistes), ce serait « tolérer » quelque chose, ouvrir le flanc à la critique, et pousser certain à poser des questions, même sous couvert de rire. Or, les islamistes ont besoin d’ennemis pour vivre. Pas d’amis, ou de pote de rigolade. Ils ont besoin d’être constamment menacés pour exister, enrôler plus de chair à canon sous leurs bannières. Il faut que le combat continue pour eux, car tant que les guerriers se battent et préparent des plans de guérillas face au Goliath que représente « l’empire occidental », ils n’ont pas le temps de penser au futur. À ce qu’ils veulent vraiment pour leur descendant, leur famille, leur peuple.

Pour terminer, un dernier mot sur d’autres choses que j’ai entendues par-ci, par-là.

Je ne suis pas spécialement choqué de lire ou d’entendre des gens dire « ils l’ont bien cherché » en parlant des assassinés de Charlie Hebdo. Car le niveau d’inconscience, d’aveuglement est tel dans cette idée du « ils se sont moqués alors qu’ils avaient pas le droit », alors que si, désolé mes amis, ils en avaient le droit… Car sinon, moi qui suis fan de mon Petit Poney, Les amis c’est Magique !(c) je vais débarquer chez toi et te forcer à les regarder en boucle pendant 6 mois ! Pourquoi ? Parce que j’estime que tu n’avais pas le droit d’en rater un !

Oui, les Petit Poney c’est sacré et on rigole pas avec ça.

Monde de merde…

Et le Droit à la fin de vies des bêtises ?

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J’en peux plus. Je meurs en lisant les articles dans les médias. Après les manifs « je veux décider de votre vie à votre place », voici venue la manif « je veux décider de votre vie à votre place ».

Ah mince c’est pareil.

Retour sur une série d’articles consacrés aux manifs anti-IVG dans les médias, brandissant des pancartes toujours aussi drôles que pour la précédente réunion d’aveugle (oui ceux qui manifestent aux côtés du FN sans se demander pourquoi ils leur tiennent la main…) « Aller en Espagne pour garder son enfant »…sérieusement… la liberté de défiler avec des anneries au-dessus de la tête, heureusement que ça existe, mais parfois… on serait tenter de la supprimer, vous savez, pour leur propre bien…

On en revient à la sempiternelle idée… Non, pas idée, mais peur… donc à la sempiternelle peur que le mot « liberté » accolé à tout sujet, que ce soit le mariage ou le choix de la mise au monde d’autrui soit utilisée de manière abjecte ou déraisonnable…

Tout en réussissant l’acrobatie mentale de prétendre qu’il n’y avait pas d’utilisation abjecte ou déraisonnable de l’interdiction d’avorter.

Qu’ils respectent la vie. Ok. Qu’ils s’expriment pour la défendre, Ok. Qu’on ait de l’empathie pour l’embryon, Ok… du respect de l’être humain Ok.

Mais quand on commence  à vouloir se mettre en travers d’un être humain et de son choix à ne pas assumer une maternité ? Où est le respect de cette personne ? On respecte l’embryon en elle plus qu’elle-même ? Comment on fait ça ? On décide à pile ou face ? Face pour la vie de l’embryon, pile pour la vie de la mère et le risque d’un enfant non désiré ?

Ou les anti-IVG considèrent-ils une femme qui avorte comme directement inapte à faire son choix sciemment ?

C’est là que je ne comprends plus la démarche. On ne peut pas – à mon sens – balancer un respect de la vie humaine en argumentation principale, quand on piétine littéralement le droit de disposer de son corps et de soi-même.

Je sais que dans certains milieux, le corps c’est tabou. C’est sale, et que certain préfèrent laisser ce domaine géré par les règles d’un bouquin. Mais merde. Si certains sont frileux à ce sujet, soit, mais foutez la paix à ceux qui considèrent réellement que leur corps leur appartient…

L’IVG. Le pire c’est la non-objectivité des pour et des contres.

Oui, parfois c’est injuste, parfois c’est contraint pour des raisons familiale, morale, extérieure. Et parfois c’est nécessaire, vital, obligatoire… Mais qui peut se permettre de moralement peser le poids du nombre de ceux qui souffrent d’être contraint à avorter par un mari abusif, et ceux qui vont souffrir d’un enfant non désiré, qui va lui même souffrir par la suite si les parents (ou le parent abandonné… Tiens marrant comme d’un coup le slogan papa+maman se fait discret) se retrouvent avec ce fardeau ?

Qui a décidé que le nombre d’embryons ainsi sauvé ne se fera PAS au prix d’un nombre de égal de vie adulte et enfant gachées ? Ceux qui défilaient dans la rue ? Non, je ne crois pas. À moins que ce soit encore ce fichu pile ou face…

Il n’y a rien de parfait, mais la seule chose qui est sûre, c’est que décider d’interdire quelque chose basé sur les risques de mauvaise utilisation n’est pas une bonne idée.

Prenons la religion par exemple (complètement au hasard mon exemple hein…). Je suis athée. Les religions provoquent des guerres, des intolérances, des extrémistes (on en a déjà assez dans la politique), des atrocités commises en son nom, etc.

La religion c’est mauvais. Donc on devrait l’interdire. Point. Interdiction de pratiquer un culte, tout le monde devient athée et c’est parfait. On sauve des vies par milliers.

Youpi.

Sauf que non. Je suis athée, mais je refuse que mes enfants n’aient pas le choix. Je refuserai qu’on intervienne dans son éducation pour lui dire : non fils, la religion c’est le mal (pourtant je le pense !). C’est comme l’ivg qu’on a réussi à interdire en 2019 : Parfois on le faisait pour de bonne raison mais on nous a appris que c’était trop souvent pour de mauvaise raison, donc valait mieux l’interdire. Ca tue, donc c’est mal. Donc on interdit. Le respect de la vie humaine toussa toussa.

Parce que quitte à se mêler de la vie familiale et sexuelle d’autrui, pourquoi s’arrêter en si bon chemin, autant aller jusqu’à la liberté de culte, non ? Moi je dis, on devrait limiter tout ce qui cause des abus sur les enfants et provoque des morts, vous pensez pas ? Oh, les anti-tout? vous en pensez quoi ?

Monde de merde…

Et si l’éducation changeait ?

College

L’avantage de ne pas avoir d’abonnés ou de “suiveur” de ce blog, c’est que je peux me laisser aller sans m’interroger du “quand dira t-on”… Non pas que l’avis d’autrui me gênerai, après tout je suis un anonyme sur la toile… mais quand même…

Après la lecture très instructive de l’article du Monde sur le rapport PISA (me demandez pas les initiales, je n’en sais rien) et sur le témoignage de prof qui désespèrent de leurs élèves et du fossés entre bon et mauvais, je m’interrogeais sur le moyen de remédier à cela.

Pris d’une imagination bisounoursesque (car de telles idées seraient sûrement piétinées sur la place publique ou produiraient cohorte de manif…) je me suis pris à rêver d’une réforme de folie.

J’ai déjà lu que c’est la faute des profs, qu’ils devraient faire ceci ou cela… sachant que pour beaucoup de cas seule la sanction pourrait éventuellement avoir un effet, malgré que cela sanctionne aussi le prof ( heure de colle, rapport, renvoi, conseil de discipline… prennent de son temps et n’est pas payé en heure sup non.) et la classe (chaque “incident” provoque interruption du cours, blague, bavardage, qui sont autant d’invitation à la récidive par un compère en manque de gloriole…).

Bref, l’idée, en vrac (collège) avec un exemple :

– Toto est dans une classe de 4eme, ce matin il a math, il a eu la flemme d’apprendre son Pythagore. En fait, il n’a pas vraiment compris, et s’en moque un peu, son guerrier niveau 89 à World of Warcraft lui a occupé l’intégralité de son attention la veille.

Il pose ses fesses en classe, suit plus ou moins le cours, mais n’ayant toujours pas compris les règles, et que le prof fait des exercices qui appliquent lesdites règles, Toto ne se sent pas concerné et se met à griffonner sur son cahier une esquisse de son guerrier virtuel.

Soudain, une feuille avec un exercice simple est glissée sous son nez par un camarade hilare qui reconnait le dessin et aussi ce qu’il signifie. Contrôle rapide type QCM (pour éviter au prof de passer 5 min par copie à essayer de déchiffrer l’écriture des pas soigneux, ou de lui éviter l’envie d’être gentil en cherchant 5 autres minutes des points à lui offrir pour l’encourager s’il a fait un effort). Toto aime bien les QCM, c’est rapide et simple, même s’il regrette que pour les “gros” contrôle, les profs ne fassent pas la même chose. Non. Les QCM ce n’est que pour contrôler la progression et l’apprentissage d’une leçon récente. Bientôt, au collège de Toto, on parle de faire les QCM directement sur tablette tactile…

Mais le QCM d’aujourd’hui fait grimacer Toto : il n’avait rien compris, n’a rien demandé pour éviter que tout les regards se tournent vers lui et donc ne sait pas quoi répondre aux quatre exo simple qui testent sa connaissance de la dernière leçon. Au pif, il a bon sur une question, et échoue aux trois autres, prouvant que la première était -justement- du pifomètre.

Le prof corrige rapidement avec la classe et ramasse. Il fait deux tas. Ceux qui auront cours cet après-midi, et ceux qui seront libre de ne pas assister à la deuxième heure de math prévue l’apres-midi. Cette heures supplémentaire est uniquement obligatoire pour les plus mauvais (comme Toto), ou les plus cancre, comme Marcel qui regarde Toto avec un stylo enfoncé dans chaque narine, mimant un troll.

Le prof donne la liste des “libérés”, Toto n’y est évidemment pas. Toto jette un regard désespéré vers le plafond constellé de boulette de papier collées, il aurait aimé rentrer chez lui pour finir de monter son guerrier niveau 90. Mais il a encore un espoir de ne pas finir à 18h, s’il arrive à ne pas échouer en anglais et en Histoire. Il finira peut-être à 17, avec une heure de perm’ de 15 à 16… ou une heure d’activité si le club échec a de a place.

Fin de l’histoire, début du blabla…

Mes (plusieurs) raisons :

De un, les classes sont surchargés, et je pense ne pas dire d’ânerie en partant de la supposition que plus une classe est légère, plus il est facile pour le prof de faire du cas par cas. Ce qui, à mes yeux, et le nerfs de la guerre d’une bonne éducation. (Oui, il n’y a pas – à mon sens – de méthode globale pour les parents d’éduquer leurs gamins, chacun étant différent, par contre pour le gouvernement, on dirait que si, ils vont tous bien apprendre et devenir intelligent grâce à la même façon d’instruire…. quelle bonne blague ça aussi… bref… je m’égare…)

Les ‘bons’ ou ceux qui font des efforts, ou les gamins en général ont besoin de récompense immédiate à leurs effort. Pour couper court à l’éternel “pour quoi faire ?”. Passer 30 min à leur expliquer que les résultats de leur bulletin va les aider dans 5-6 ans à faire un choix de lycée ou à ne pas se retrouver perdu devant l’épreuve du brevet ou plus tard du BAC faute de posséder les prérequis, c’est perdre du temps. Ils vont le comprendre dans l’instant (et encore, pas tous), avant de l’oublier dés qu’une envie plus immédiate va se faire sentir. Même apprendre une leçon tout les jours en vue de ne pas avoir 4 pages à ingurgité le jour J dans une semaine est un concept presque impossible à faire avaler à la majorité des gamins, sauf certain, mais ceux là n’ont pas besoin de cet article…

Il faut une récompense immédiate et régulière, tout comme un résultat négatif qui se traduit immédiatement en conséquence facile à appréhender. Et qui permettrait aux moins bons de se retrouver dans un cadre plus léger (moins nombreux, donc plus controllable faute de public) où il sera possible au prof de réaborder des “bases”, sans perdre ses bons élèves qui risqueraient de se sentir mis de côté, contraint de réentendre pour la huitième fois le prof expliquer Pythagore.

La récompense et la libération anticipée des cours. C’est ma petite solution rêvée.

Pas d’illusion, j’utilise le terme “libération anticipée”, très carcéral pour une raison  : les élèves considèrent tous l’école comme une prison, surtout à l’adolescence. Ils n’y sont pas pour les cours, ils y sont pour retrouver leurs potes, ou parce que sinon Papa/Maman va les massacrer… Règles strictes, barreaux, grillages, surveillants, promenades dans la cours. Oui, l’école est une prison du point de vue des gosses. Donc en être libéré, c’est une récompense.

Pour les familles qui bossent et ne peuvent/veulent avoir le petit filer dans la rue à n’importe quelle heure, c’est le moment peut-être de promouvoir d’autre choix d’activités plus agréable qu’un second cours de Math : renforcer une matière pour tirer vers le haut ceux qui s’imaginent être déjà trop bon (et satisfaire une éventuelle demande élitiste, comme l’anglais euro), ou les fameux clubs, partie la plus vivante et intéressante dont le bénéfice moral et social est à mon sens malheureusement sous évalué. Un choix de sport, échec, audiovisuel, séance de films ( en rapport avec une matière ou un thème), informatique, les options ne sont limité que par le budget et le nombre d’emploi que l’on souhaite créer….(ok et surtout le budget…)

L’idée reste celle-ci : On a eu de cesse de vouloir effacer les stigmatisations des “médiocres” en s’imaginant que si on malaxe cette masse d’élèves de la même façon, on obtiendra un ensemble homogène. Or, il n’en est rien. La stigmatisation fait partie du quotidien des gamins. Le concours du meilleur qui existait avant a été enlevé, mais Toto et ses copains ont viscéralement besoin de jouer à “qui à la plus grosse”, pour se faire valoir, se mettre en avant. S’ils ne peuvent plus le faire via l’administration de récompense par les adultes, ils le font d’eux même :  le plus collé, le plus renvoyé, celui qui aura réussi à faire craquer le plus de prof, à déranger le cours de la manière la plus osée, jusqu’à arriver au summum de l’idiotie : celui qui arrivera à être le plus mauvais, statut transformé pour l’occasion dans le regard des autres comme le copain le plus “remarquable” ou “mémorable”.

Tout les profs le diront, en plus petit nombre, les classes sont plus malléable, plus calme, et plus facile à diriger. Mais au lieu de vouloir avoir un extrême (que des classe peu nombreuses ou que des très nombreuses faute de place), je pense possible d’avoir un juste milieu. Ou au moins d’avoir quelque chose d’adaptable selon le profil des classes.

Pour les profs, il est aussi nécessaire que l’élaboration de tel ‘test’ en cours de leçon puisse se faire de la manière la plus rapide et efficace que ce soit. Pas question d’avoir 300 copies à corriger tout les deux jours. Pour ma part je préfère que le prof se concentre sur la création du contenu de son cours, plutôt que le griffonnage abrutissant de notes.

D’où l’idée du QCM (l’idéal resterait un support électronique et une correction instantanée type épreuve du code de la route : le prof reçoit le résultat instantanément sur sa machine) pour cette partie. Les gros contrôle de fin de chapitre restant par contre du bon vieux papier/stylo pour tester l’amplitude du raisonnement.

Il serait aussi nécessaire qu’une appartenance régulière à un cours de l’après-midi ne soit pas indiqué sur le dossier scolaire, de manière à éviter toute dérive du type “ah ce gamin là était toujours mauvais et donc terminait toujours à 18h”. Ce n’est pas la façon de progresser qui doit être notée, mais la progression elle-même.

Bref, voilà, c’est mon rêve… ça et ne plus obliger les profs à appliquer une méthode globale… que les profs puissent avoir la possibilité de soumettre un programme à son établissement qui le valide, voir le transmet à l’EN pour que les meilleurs puissent être étudié, gardant en tête que ce qui marche dans une classe dans le Morbihan sera complètement idiot en région Parisienne, et vice versa… Et maintenant, je vais me réveiller, et continuer à lire les plaintes des enseignants, les plaintes des non-enseignants sur les enseignants, et les plaintes des deux sur le gouvernement qui comme tout les autre continue à… ne rien changer.

Monde de …

Hunger Games, en vrai.

 

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Une partie du monde profite des bienfaits de la technologie, à le temps de se consacrer à l’art, à son bien être personnel, à son apparence ou au “qu’en dira t-on” social et parfois, moral.

Tout cela, grâce aux fruits du labeur d’autre districts plus ou moins réglés, dont les ressources de hautes valeurs sont largement exploitées par quelques négociants grassement payés, laissant le reste de la population dans une certaine misère.

C’est presque comique si ce n’était qu’une quatrième de couverture d’un ersatz d’Hunger Games. Malheureusement, lorsque je prenais ma dose quotidienne de masochisme en lisant des articles de presse, il m’est difficile de ne pas résumer ma situation en ces termes:

Je suis un nanti. Mon soucis est mon salaire à la fin du mois, remplir mon frigo avec des produits de qualité (si mon salaire le permet), puis m’offrir les petits accessoires que mon univers me permet d’avoir. Voiture, smartphone, internet, gros pc, écran plat, hifi. Si je veux me distinguer de la masse, je peux investir dans des choses plus culturelle : tableau (reproduction ou oeuvre d’inconnu pour les motiver à persévérer), livres, cinéma indépendant blabla….

On est loin de la question existentielle que se posent d’autre peuple dont j’utilise pourtant les ressources naturelle ou ouvrière. Savoir non pas si le frigo sera plein, mais si le supermarché aura garni ses rayons, et si oui, à quel prix. Savoir si un raid n’aura pas lieu pour me trancher la tête sous prétexte que je n’aurais pas la bonne religion/orientation sexuelle/orientation politique. Savoir si ce soir j’aurais du courant pour me chauffer ou s’il faudra que je sorte mes trois bâches plastique.

Pour la petite anecdote, je suis en train de psychodélirer suite à la lecture de l’article concernant la libération des otages français au Mali. Bonne nouvelle en soi, même si entaché maintenant d’un doute quand au paiement d’une rançon par un état français qui avait pourtant déclaré ne plus faire dans le distributeur de billet humain.
Dans l’article, on découvre qu’un assistant présidentiel au Niger avait aidé pour les négociations. Super. En fin d’article on découvre que ce même assistant est aussi à la tête d’une exploitation d’uranium qui aimerait bien voir son contrat renouvelé auprès d’Areva. Cela explique mieux son soudain élan humanitaire (rire).

Maintenant, pris d’une curiosité toujours aussi masochiste, je suis pris de curiosité, je cherche Niger sur le web. Ok, je sais, wikipedia n’est pas fiable blabla mais au moins ses sources sont indiqués :

Les plus importantes ressources naturelles du Niger sont l’or, le fer, le charbon, l’uranium et le pétrole.

Puis la ligne en dessous :

le Programme des Nations unies pour le développement a considéré le Niger comme le pays le moins développé au monde dans son rapport annuel

Il y a un truc que je comprend pas là. Pétrole, uranium, or… mais bref, lisons plus bas :

Sans l’aide internationale, émanant de coopérations gouvernementales ou d’ONG, le pays ne pourrait pas subvenir aux besoins de sa population. Bien que le Niger soit l’un des plus importants producteurs d’uranium au monde, il figure dans les derniers de la planète en matière de développement humain

Je ne vais pas copier coller l’ensemble de la partie économie du wiki. Faites-vous plaisir ici

En gros, l’état nous vends ses ressources à nous, pendant que leur population subit des famines et sont abreuvées par le bon vouloir des causes humanitaires du moment.

On dirait Avatar, accouplé en levrette avec Hunger Games, usant d’un préservatif lubrifié à la sauce South Park.

Et on s’étonne que nos pays “occidentaux” soient diabolisés, nos drapeaux brûlés.

J’aimerai tant dire “et si on arrêtait de donner du blé à moudre aux extrémistes de tout poil ?”

Et si on arrêtait d’attendre que tout pète comme dans un bon vieux film hollywoodien, où les populaces vont se soulever contre le méchant oppresseur après la énième mort d’un enfant par une famine/raid/maladie/bombe/missile ?

Et si on arrêtait d’alimenter cette chaudière en haine et en violence pour éviter que nos enfants aient un jour une bombe sous leur siége en allant à l’école ou au boulot ?

Brrr… heureusement que je suis au fond de ma chaise, c’est tellement plus facile de réfléchir…

Monde de merde…

 

 

Et si on en revenait à l’être humain ?

Plus les news s’accumulent, plus on a l’impression que l’Histoire doit se répeter pour s’accomplir.

Crise sociale, crise morale, les plus pauvres (ou qui s’imaginent l’être) se rebellent, descendent dans la rue pour une cause ou une autre, choisissent un cheval de bataille parmi la très longue liste disponible ( retraite, mariage homo, nationalisme, sécurité, argent gaspillé, islam) et brandit un poing vengeur à la face du pouvoir en place.

Mais avant de se jeter à la gorge des uns et des autres, de s’auto proclamer décideur pour autrui de ce qui est moral, juste, correct etc… ne pourrait-on se rappeler que nous sommes des êtres humains ?

Les médias dans leur plus grande partie ne nous aident pas à nous rappeler cette chose pourtant simple, qui nous unis tous sous la même appellation première.

Dans les articles, nous sommes des musulmans, des extrémistes, des chrétiens, des homophobes, des capitalistes, des colonialistes… L’humanité n’est plus qu’un amalgame de traits de caractère. D’opinion politique.

Est-ci si nécessaire d’avoir un dada de haine ? Je veux dire, avant on se mettait sur la tronche pour une parcelle de terrain, une zone de chasse. Ok. Espace vital etc… Ok. Ensuite on a trouvé le moyen de se mettre sur la tronche pour des raisons religieuse. Deux humains dans la même pièce ? non. Nous avons un catho et un protestant. Un juif et un arabe. Un noir et un blanc… en gros deux boules de nerfs, qui faute d’espace à conquérir à décider de s’attaquer à autrui sous un autre prétexte.

Est-on vraiment obligé d’en arriver là ? Je veux dire, se mettre sur la tronche sous le pretexte qu’on a une différence qu’on cultive chacun dans notre coin ? Sexualité, religion, politique, mode de vie, couleur de peau, ethnie, famille… On pourrait croire que les aléa d’un Romeo & Juliette ne sont que fiction du passé, mais au final, nous n’avons pas changé d’un iota.

Ceci n’est qu’une pensée. Je vais l’abandonner de suite pour continuer à vomir sur mon prochain, c’est tellement plus drôle que juste lire les commentaires idiots des abonnés des grands quotidiens.

La honte, pour dans dix ans…

 

Ne rêvons pas, dans dix ans, ce blog et ces écrits ne seront sans doute même plus sur la toile. Dans le pire des cas, pour des raisons de censure, dans le meilleure des cas : parce que je serais passé à des choses plus interessante que de m’offrir des multi-facepalm en lisant les news du monde.

Demain, une énième manif pour tous va soi-disant déferler dans les rues de Paris, pour (encore) crier à l’indignation sur le mariage homo (oui oui, personne ne serait descendu dans la rue si on avait accordé le droit aux détraqué sexuel de se marier et d’avoir des gosses. Oh wait…mais les homo hein… oouh non…c’est plus dangereux hein…)

Mais ce qui me choque, ce n’est même plus les slogan débile, les arguments basé sur de la mauvaise foi ou les préjugés (ou un cocktail des deux).

Ce n’est pas le nombre de type un peu obtu, qui ne comprennent pas malgré X cours d’histoire au collège puis au lycée que l’histoire tente d’évoluer vers plus de tolérance… non.

Ce n’est pas les actes d’agression en marge de ces défilés, des récupérations politique du mouvement pour réussir à faire oublier les scandales, et les shismes d’idéaux au sein des mêmes partis…

Non.

Ce qui me gène ( et me terrifie en fait), c’est l’aveuglement des gens.

Dites, les gens qui défilent, quand à votre droite vous avez des frontistes, et à votre gauche des religieux en soutane qui mouillerait leur sous vêtement en coton made in china rien qu’à l’idée de voir une bible dans chaque école maternelle, vous vous dites pas que vous êtes pas à votre place ?

Que dans votre raisonnement qui vous semble juste (la famille, les enfants toussa toussa) y’a un truc qui vous a échappé pour que ce genre de type défile avec leur mains un peu moite collé à la votre ?

Réalisez vous que dans dix ans, vingt ans, quand on reverra des images d’archive de ces manifs, et qu’on verra à coté de qui vous avez si fiérement défilé, vous aurez sans doute honte ?

Oh, attendez, ne vous méprenez pas. J’ai aussi fait des manif. Il y a une sorte de puissance dû à la masse, au groupe, à l’ambiance. Un peu comme une salle de cinéma de 500 personnes qui rient ensemble à la même blague potache(qui tout seul devant le canapé à la redif TF1 ne nous fait même froisser un cil). Ca nous touche, nous emportes, nous fait nous sentir vivant, existant.

Mais cette sensation, cette euphorie de “participer à quelque chose de plus grand que soi” devient trop rapidement un argument pour fermer les yeux sur le type au crâne rasé qui serre le poing et souffle comme un buffle dés qu’il voit un type pas d’accord avec son avis.

Perso, si j’avais été contre le mariage pour tous (j’aurais pu, je suis sûrement un peu homophobe sur les bords. Ok, juste un peu.) dés l’instant où j’aurais vu que le FN était dans la rue avec moi, je serais remonté fissa à mon appart.

Question de principe. D’honneur. De comprendre que si on veut vraiment se battre pour que nos enfants vivent dans un pays où ils auront le choix de leur mode de vie (et je ne parle pas du type d’orifice qu’on aime pratiquer), on ne doit pas donner la main à ces types là. On les tolère. On accepte qu’ils existent, on accepte même qu’ils aimeraient bien tous nous mettre dans des sacs poubelle en morceau pour cause de désaccord culturel. Mais notre devoir civique c’est de ne pas les laisser passer. De leur rappeler chaque jour qu’ils sont et qu’ils doivent rester une minorité.

Hors, demain la manif qui se profile semble faire redescendre dans les rues les mêmes inconscient, qui vont marcher aux côtés de ces types, qui ne rateront pas l’occasion de vous rassembler pour mieux, dans les ténèbres, vous lier…

Je vous le dit, dans dix ans ou plus, vous vous regarderez avec un sentiment coupable de nostalgie, mêlé de honte. Tellement dommage que vous ne puissiez pas le voir aujourd’hui.

 

Mariage Homosexuel : Mieux vaut un enfant chez eux que chez nous

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Ce qui reste hilarant dans ce débat, c’est quand certains arguments reviennent plus souvent que d’autre. On passera sur les mentions de pédophilie ou de zoophilie, ceux qui en parlent gagnent un coupon *Bonjour, je suis un gentil crétin* et méritent à peine une réponse.

Mais celui qui revient souvent c’est : Un père et une mère c’est ce qu’il faut pour élever un enfant. Pas deux papa ou deux mamans.

On va passer sur le caractère pas du tout insultant pour les parents isolés (ben oui t’es un parent isolé, t’es qu’une sous merde qui élève mal tes enfants, on devrait t’interdir d’ailleur de le garder et en confier la garde à une famille avec un PAPA et une MAMAN… ou alors case toi avec le premier venu, même si c’est une conne alcoolique, tu comprends, le bonheur de ton mioche de pouvoir enfin dire ” Papa, Maman elle me fait mal” c’est tellement important !)

Mais même sans cela, en y pensant juste quelques secondes on réalise une idée toute bête :

Un couple homosexuel n’aura jamais d’enfant non désiré.

Il n’aura jamais un “accident” qu’on garde pour des raisons d’éthique ou de religion.

Un couple de même sexe seront les seuls à toujours désirer avoir un enfant.

Ils seront les seuls à se battre pour en avoir le droit, se battre pour l’obtenir, à faire les procédures longue et couteuse d’adoption ou d’insémination.

Combient d’hétéro ont eu des gosses par accident ? Pour des raisons défiant la morale dans certain cas ?

Combien de famille vous croisez, avec un papa, une maman et quatre gosses qui trainent derrière eux, sans un regard de leur “responsable” qui s’en foutent royal car 3 sur 4 sont des accidents religieux ?

Honnêtement, je préfére qu’on laisse les famille “homoparentale” avoir des enfants : ils sont les seuls qui, en raison de leur “spécificité”, auront réellement le coeur de s’en occuper par amour, et pas seulement par devoir religieux ou devoir légal.

Et pour un gamin, plus qu’un papa et une maman, ce dont il a besoin c’est d’être entouré d’au moin une personne qui l’aime, et le respecte.

 

PS : J’attend le couillon religieux qui va sortir une connerie dévoilant l’abysse qui leur serve de cerveau : “on devrait interdir au parents stérile d’avoir des enfants : la nature(Dieu) leur a interdit, c’est qu’ils ne le méritent pas.” Ben oui, tant qu’à se méler du slip des autres, autant aller jusqu’au bout !

Monde de merde !