La Politique, cette nouvelle Aristocratie…

noblesse francaiseAu fil des articles, des révélations, des débats, et tout ce bazar, je suis nauséeux.

J’écris ces articles simplement pour me sortir de l’organisme ma frustration. Et celle-là, s’en est une grosse.

J’ai l’impression de lentement me transformer en un de ces excités illuminés révolutionnaires pro anarchistes conspirationnistes et autre -istes de votre choix. Plus j’écoute les politiciens, garde en mémoire leur discours, puis regarde les infos un an ou deux ans plus tard, et plus j’ai l’impression de voir un verni se craqueler.

Encore faut-il décider de le regarder sous un autre angle que de face. Comme c’est prévu à l’origine.

J’explique, en toute naïveté, mon point de vue actuel sur la politique. Ou l’homme politique (de haut niveau, ceux qui ont suffisamment grimpés les échelons pour espérer un jour briguer une présidentielle ou un poste de ministre.) :

C’est un type dont l’objectif est de monter. Monter en position, grade, importance, peu importe. Il a la tête levée vers le haut. Pas pour nous, pas pour sa ville ou la paix dans le monde, non. Pour lui. Comme beaucoup, c’est un job, la politique. Une carrière.

C’est donc un type qui va se lever le matin en réfléchissant de quelle manière il va pouvoir convaincre ses électeurs que lui c’est le meilleur, et trouver des soutiens pour l’aider à séduire lesdits électeurs tout en sachant pertinemment, qu’une fois « en haut » il faudra les « remercier ».

Partant de ce postulat, je les regarde s’agiter sur l’écran défendre leur point de vue face à un adversaire qui fait pareil. Ils jouent à se battre entre eux, alors que le vrai combat est entre eux, et nous. Nous convaincre. Établir une image, une vision d’eux dans notre petite tête endormie après une journée au boulot.

Et comme un employé face à l’armoire à fourniture de son entreprise, s’il y a des endroits où il peut se servir « gratuitement », il le fera. Car à cet instant, l’armoire grande ouverte lui semblera presque comme une invitation.

Mais au final, c’est un type issu d’un monde différent du mien. Un monde où ce qui sort de sa bouche est plus important que ce que ses mains produisent. Ce qui fait qu’il peut très bien ne rien faire (ou faire peu), du moment que ce qui sort de sa bouche correspond à ce que son interlocuteur veut entendre. Ce qui lui permettra de recommencer.

C’est un type qui vient me serrer la main dans ma rue miteuse que lorsque mon vote va lui être utile. Le reste du temps, je ne le verrai jamais dans ladite rue. Qui elle restera miteuse.

C’est un type qui s’il détourne des millions d’euros, va se prendre une tape sur la main (du sursis) et quelques années d’inéligibilité (oh, mon dieu, il va devoir trouver un job… ou pas ?). Je déteste les voleurs de voiture. Mais s’ils se font choper, et qu’ils prennent cher, ce n’est pas proportionnel à la somme, mais à la gravité du crime : vol. Prison ferme. Notre type lui ne fait pas que voler. Il vole la confiance, il ment ouvertement, le tout payé par nous, contribuable. Et c’est du sursis. Du temporaire.

C’est un type payé pour discuter et décider de comment on doit vivre, mais doit d’abord comprendre comment on vit. Mais ne vivant pas comme nous, il a donc besoin de conseiller, qui eux même, aspirant à monter en grade, ne vivent pas forcément « comme nous ».

En résumé, je vois le système politique d’aujourd’hui bien rodé :

– Pour être élu, il faut dire les choses à la façon d’un show, d’une pub. Bientôt une bande annonce à la Michael Bay pour nous vendre un candidat ?

– Les partisans d’un parti politique ressemblant de plus en plus à des supporters d’une équipe de foot. Ou aux adeptes un peu extrêmes d’une religion : leur équipe est forcément la meilleure. L’« Autre » est un ennemi à abattre.

Les drapeaux avec le logo dudit parti flottent, les teeshirts et macarons sont vendus/offert par millier, c’est la fête. La foule en délire oublie les manifs que l’un ou l’autre parti a provoqué quand il était au pouvoir (je parle pour la droite/gauche) ou oublie comment certain dictateur sont arrivés au pouvoir en tenant le discours que les gens veulent entendre (je parle pour les extrêmes) pour obtenir les rênes du pouvoir.

– Les partisans d’un parti sont tellement adorateurs dudit parti, qu’on peut leur raconter n’importe quoi. Ils veulent que la famille soit stable : ça les rassure. Il faut les mêmes têtes ou des bonnes têtes, qui leur racontent des choses agréables qui les rassurent. Et ils suivront. Peu importe les casseroles accrochées aux pieds des candidats : du moment qu’il dit « tout va bien », c’est qu’il doit dire la vérité n’est-ce pas ?

Et surtout, surtout, la gestion d’un financement qui ne leur appartient pas. Je comprends que les politiques ont besoin d’argent pour vivre. Plus que décemment s’ils doivent représenter l’élite du pays, ou inviter des personnes influentes pour leur projet, je comprends que les inviter à Mc Do ferait tache.

Mais dans ce cas, le choix de la carrière politique, payée par le contribuable, devrait imposer un certain respect envers ledit contribuable.

Si je ne paye pas mes impôts de 300 euros, j’ai toute une machine à broyer qui se met en route. Qui m’ausculte, m’observe pour s’assurer que je paye bien en temps et en heure, et la somme correcte.

Et l’homme politique doit lui se faire prier pour être « transparent » de l’argent qu’on lui donne, extorqué de cette façon ?

Je comprends qu’on ne peut pas modifier les choses du présent et du passé. Mais pour chaque nouveau politicien, une nouvelle donne devrait se mettre en place. L’utilisation des biens publics doit devenir publique.

Devenir un homme qui représente le public, dois l’obliger à devenir publique pour la durée de son mandat. À accepter que plus qu’un citoyen lambda, il soit dépositaire de la confiance du peuple. En cela, en raison des crises du passé dont on tirerait enfin des leçons, ses dépenses effectuées au service du peuple seraient mises en ligne publiquement.

Oui, cela soulèverait un nombre incroyable de troll et de critique, mais obligerait à rappeler à l’homme politique ses responsabilités et surtout d’où vient l’argent qu’il utilise. Que lorsqu’il déjeune à la Coupole pour son midi sous prétexte d’une réunion avec un autre membre du ministère, il comprenne que le poids de l’addition, c’est une dizaine de Français qui vont la payer pour lui. Ce n’est pas anodin. Ça ne doit plus être anodin.

Encore une fois : les technologies d’aujourd’hui rendent possible de tracer où va notre argent d’impôts au centime près.

Dans quelle poche et pourquoi, cela ne devrait plus être une question sans réponse… ou dont la réponse se retrouve en une d’un quotidien, flanqué de 2 policiers et d’un mec en costard à 300 euros qui explique « ce n’est pas moi, je n’étais pas au courant ».

Bref l’idée, et de refaire un lien de responsabilité dans les deux sens. Le français est responsable des finances de son pays. De l’ouvrier, à l’entrepreneur. Mais le politique doit redevenir responsable de ses dépenses, et les scandales quotidiens montrent que l’abus et le détournement sont monnaie courante dès que de grandes sommes sont en jeux (peu importe le milieu d’ailleurs, mais c’est un autre sujet sur lequel je m’énerverai plus tard…). Et ces scandales montrent que le système actuel ne marche pas. Changer. Essayer au moins, avant que même les plus endormis d’entre nous se réveillent au son du prochain politicien extrémiste qui agitera la corruption comme un doigt accusateur, et sous ce prétexte, détruira les libertés que nous avons aujourd’hui (alors qu’il est aussi corrompu que ceux qu’ils montrent…)…

Monde de merde….

PS Écris d’une traite. Je n’ai pas envie de me relire, le sujet m’agace, je m’excuse auprès des éventuels lecteurs de ce pavé indigeste, pour toutes mes fautes d’accords et de pluriel.

Et si l’éducation changeait ?

College

L’avantage de ne pas avoir d’abonnés ou de “suiveur” de ce blog, c’est que je peux me laisser aller sans m’interroger du “quand dira t-on”… Non pas que l’avis d’autrui me gênerai, après tout je suis un anonyme sur la toile… mais quand même…

Après la lecture très instructive de l’article du Monde sur le rapport PISA (me demandez pas les initiales, je n’en sais rien) et sur le témoignage de prof qui désespèrent de leurs élèves et du fossés entre bon et mauvais, je m’interrogeais sur le moyen de remédier à cela.

Pris d’une imagination bisounoursesque (car de telles idées seraient sûrement piétinées sur la place publique ou produiraient cohorte de manif…) je me suis pris à rêver d’une réforme de folie.

J’ai déjà lu que c’est la faute des profs, qu’ils devraient faire ceci ou cela… sachant que pour beaucoup de cas seule la sanction pourrait éventuellement avoir un effet, malgré que cela sanctionne aussi le prof ( heure de colle, rapport, renvoi, conseil de discipline… prennent de son temps et n’est pas payé en heure sup non.) et la classe (chaque “incident” provoque interruption du cours, blague, bavardage, qui sont autant d’invitation à la récidive par un compère en manque de gloriole…).

Bref, l’idée, en vrac (collège) avec un exemple :

– Toto est dans une classe de 4eme, ce matin il a math, il a eu la flemme d’apprendre son Pythagore. En fait, il n’a pas vraiment compris, et s’en moque un peu, son guerrier niveau 89 à World of Warcraft lui a occupé l’intégralité de son attention la veille.

Il pose ses fesses en classe, suit plus ou moins le cours, mais n’ayant toujours pas compris les règles, et que le prof fait des exercices qui appliquent lesdites règles, Toto ne se sent pas concerné et se met à griffonner sur son cahier une esquisse de son guerrier virtuel.

Soudain, une feuille avec un exercice simple est glissée sous son nez par un camarade hilare qui reconnait le dessin et aussi ce qu’il signifie. Contrôle rapide type QCM (pour éviter au prof de passer 5 min par copie à essayer de déchiffrer l’écriture des pas soigneux, ou de lui éviter l’envie d’être gentil en cherchant 5 autres minutes des points à lui offrir pour l’encourager s’il a fait un effort). Toto aime bien les QCM, c’est rapide et simple, même s’il regrette que pour les “gros” contrôle, les profs ne fassent pas la même chose. Non. Les QCM ce n’est que pour contrôler la progression et l’apprentissage d’une leçon récente. Bientôt, au collège de Toto, on parle de faire les QCM directement sur tablette tactile…

Mais le QCM d’aujourd’hui fait grimacer Toto : il n’avait rien compris, n’a rien demandé pour éviter que tout les regards se tournent vers lui et donc ne sait pas quoi répondre aux quatre exo simple qui testent sa connaissance de la dernière leçon. Au pif, il a bon sur une question, et échoue aux trois autres, prouvant que la première était -justement- du pifomètre.

Le prof corrige rapidement avec la classe et ramasse. Il fait deux tas. Ceux qui auront cours cet après-midi, et ceux qui seront libre de ne pas assister à la deuxième heure de math prévue l’apres-midi. Cette heures supplémentaire est uniquement obligatoire pour les plus mauvais (comme Toto), ou les plus cancre, comme Marcel qui regarde Toto avec un stylo enfoncé dans chaque narine, mimant un troll.

Le prof donne la liste des “libérés”, Toto n’y est évidemment pas. Toto jette un regard désespéré vers le plafond constellé de boulette de papier collées, il aurait aimé rentrer chez lui pour finir de monter son guerrier niveau 90. Mais il a encore un espoir de ne pas finir à 18h, s’il arrive à ne pas échouer en anglais et en Histoire. Il finira peut-être à 17, avec une heure de perm’ de 15 à 16… ou une heure d’activité si le club échec a de a place.

Fin de l’histoire, début du blabla…

Mes (plusieurs) raisons :

De un, les classes sont surchargés, et je pense ne pas dire d’ânerie en partant de la supposition que plus une classe est légère, plus il est facile pour le prof de faire du cas par cas. Ce qui, à mes yeux, et le nerfs de la guerre d’une bonne éducation. (Oui, il n’y a pas – à mon sens – de méthode globale pour les parents d’éduquer leurs gamins, chacun étant différent, par contre pour le gouvernement, on dirait que si, ils vont tous bien apprendre et devenir intelligent grâce à la même façon d’instruire…. quelle bonne blague ça aussi… bref… je m’égare…)

Les ‘bons’ ou ceux qui font des efforts, ou les gamins en général ont besoin de récompense immédiate à leurs effort. Pour couper court à l’éternel “pour quoi faire ?”. Passer 30 min à leur expliquer que les résultats de leur bulletin va les aider dans 5-6 ans à faire un choix de lycée ou à ne pas se retrouver perdu devant l’épreuve du brevet ou plus tard du BAC faute de posséder les prérequis, c’est perdre du temps. Ils vont le comprendre dans l’instant (et encore, pas tous), avant de l’oublier dés qu’une envie plus immédiate va se faire sentir. Même apprendre une leçon tout les jours en vue de ne pas avoir 4 pages à ingurgité le jour J dans une semaine est un concept presque impossible à faire avaler à la majorité des gamins, sauf certain, mais ceux là n’ont pas besoin de cet article…

Il faut une récompense immédiate et régulière, tout comme un résultat négatif qui se traduit immédiatement en conséquence facile à appréhender. Et qui permettrait aux moins bons de se retrouver dans un cadre plus léger (moins nombreux, donc plus controllable faute de public) où il sera possible au prof de réaborder des “bases”, sans perdre ses bons élèves qui risqueraient de se sentir mis de côté, contraint de réentendre pour la huitième fois le prof expliquer Pythagore.

La récompense et la libération anticipée des cours. C’est ma petite solution rêvée.

Pas d’illusion, j’utilise le terme “libération anticipée”, très carcéral pour une raison  : les élèves considèrent tous l’école comme une prison, surtout à l’adolescence. Ils n’y sont pas pour les cours, ils y sont pour retrouver leurs potes, ou parce que sinon Papa/Maman va les massacrer… Règles strictes, barreaux, grillages, surveillants, promenades dans la cours. Oui, l’école est une prison du point de vue des gosses. Donc en être libéré, c’est une récompense.

Pour les familles qui bossent et ne peuvent/veulent avoir le petit filer dans la rue à n’importe quelle heure, c’est le moment peut-être de promouvoir d’autre choix d’activités plus agréable qu’un second cours de Math : renforcer une matière pour tirer vers le haut ceux qui s’imaginent être déjà trop bon (et satisfaire une éventuelle demande élitiste, comme l’anglais euro), ou les fameux clubs, partie la plus vivante et intéressante dont le bénéfice moral et social est à mon sens malheureusement sous évalué. Un choix de sport, échec, audiovisuel, séance de films ( en rapport avec une matière ou un thème), informatique, les options ne sont limité que par le budget et le nombre d’emploi que l’on souhaite créer….(ok et surtout le budget…)

L’idée reste celle-ci : On a eu de cesse de vouloir effacer les stigmatisations des “médiocres” en s’imaginant que si on malaxe cette masse d’élèves de la même façon, on obtiendra un ensemble homogène. Or, il n’en est rien. La stigmatisation fait partie du quotidien des gamins. Le concours du meilleur qui existait avant a été enlevé, mais Toto et ses copains ont viscéralement besoin de jouer à “qui à la plus grosse”, pour se faire valoir, se mettre en avant. S’ils ne peuvent plus le faire via l’administration de récompense par les adultes, ils le font d’eux même :  le plus collé, le plus renvoyé, celui qui aura réussi à faire craquer le plus de prof, à déranger le cours de la manière la plus osée, jusqu’à arriver au summum de l’idiotie : celui qui arrivera à être le plus mauvais, statut transformé pour l’occasion dans le regard des autres comme le copain le plus “remarquable” ou “mémorable”.

Tout les profs le diront, en plus petit nombre, les classes sont plus malléable, plus calme, et plus facile à diriger. Mais au lieu de vouloir avoir un extrême (que des classe peu nombreuses ou que des très nombreuses faute de place), je pense possible d’avoir un juste milieu. Ou au moins d’avoir quelque chose d’adaptable selon le profil des classes.

Pour les profs, il est aussi nécessaire que l’élaboration de tel ‘test’ en cours de leçon puisse se faire de la manière la plus rapide et efficace que ce soit. Pas question d’avoir 300 copies à corriger tout les deux jours. Pour ma part je préfère que le prof se concentre sur la création du contenu de son cours, plutôt que le griffonnage abrutissant de notes.

D’où l’idée du QCM (l’idéal resterait un support électronique et une correction instantanée type épreuve du code de la route : le prof reçoit le résultat instantanément sur sa machine) pour cette partie. Les gros contrôle de fin de chapitre restant par contre du bon vieux papier/stylo pour tester l’amplitude du raisonnement.

Il serait aussi nécessaire qu’une appartenance régulière à un cours de l’après-midi ne soit pas indiqué sur le dossier scolaire, de manière à éviter toute dérive du type “ah ce gamin là était toujours mauvais et donc terminait toujours à 18h”. Ce n’est pas la façon de progresser qui doit être notée, mais la progression elle-même.

Bref, voilà, c’est mon rêve… ça et ne plus obliger les profs à appliquer une méthode globale… que les profs puissent avoir la possibilité de soumettre un programme à son établissement qui le valide, voir le transmet à l’EN pour que les meilleurs puissent être étudié, gardant en tête que ce qui marche dans une classe dans le Morbihan sera complètement idiot en région Parisienne, et vice versa… Et maintenant, je vais me réveiller, et continuer à lire les plaintes des enseignants, les plaintes des non-enseignants sur les enseignants, et les plaintes des deux sur le gouvernement qui comme tout les autre continue à… ne rien changer.

Monde de …

De l’argent, encore de l’argent…

 

corruption-en-thailande

 

La corruption, quel chose formidable, pluridisciplinaire, un véritable jeux olympique à elle seule…

Alimentaire, on fait des économies en abattant certaines bestioles et en les estampillants sous un autre nom de bestiole. Monde de la chaussure, on importe du cuir, là ou c’est moins cher, mais on ne s’interroge pas sur la toxicité des godasses produite avec ce même cuir…

Sport, on découvre avec effroi que de l’argent peut être détourné, ou on s’interroge sur le dopage dans certain domaines… sans que personne ne s’interroge par contre sur la réaction régulière des sportifs incriminés : mais pourquoi ? je savais pas ?

Peut être parce que les grosses pub baveuse qui ornent les maillots sont déjà payée. Ceux qui payent se fichent de savoir que la carrière de tartempion est fichue. L’important c’est que pendant x heures, la marque Dugenou est restée à l’écran car premier de la course… L’année prochaine il y aura un nouveau Tartempion, dopé sans doute, couvert de pub, sûrement…

Aujourd’hui et hier, on apprend que des partis politiques jouaient avec des valises pleines de fric, et que les syndicats aussi avaient le droit à quelques retombées… a tel point qu’il vaut mieux qu’on soit tenu dans l’ignorance pour éviter un “chaos social”…

Comment peut-on en arriver là ?

Facile : mettez 3000 euros dans une caisse, nommez trois personnes pour la gérer, et quand il y aura un zéro de plus, il y aura toujours quelqu’un pour taxer quelques pièce pour une bonne cause. Et si en plus on rajoute une notion de pouvoir en plus de l’argent, là c’est la cerise. L’obligation presque morale d’en profiter.

Je vois d’intéressant reportage, livre, émission, parlant toute à quel point ceci ou cela est pourri, opaque, profondément enraciné qu’enlever cette mauvaise herbe reviendrait à raser une forêt entière…

Dans ma brave utopie nerveuse (vous savez, le genre de blabla qu’on se formule quand on s’énerve devant tant d’injustice ou de gachis, ou les deux… bref, les “si c’était moi qui…” ), je rêverai de la fin de la politique telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui. Fini les écoles qui forment notre “élite”. Le responsable n’est plus élu parce que sa chemise était bien assortie à sa cravate ou que son discours était rédigé par un type payé 3000 euros de l’heure alors qu’en face le candidat opposé n’a qu’un conseillé payé 1500… non. Un élu serait une personne qualifiée pour le job, et accepterait une transparence totale de sa vie fiscale. Une transparence publique. Des gens qui aiment passer du temps à éplucher le compte des autres, il y en a.

Interdiction de siéger à un poste dans l’état français sans accepter de devenir complètement traçable fiscalement. Toute rentrée d’argent doit se voir, pouvoir être remontée, nommée, évaluée. Car le temps de cette honte préhistorique du “ah non mon salaire ca ne regarde que moi…”, c’est terminé. Ca ne regarde que toi, oui, sauf quand je te le donne, ton salaire. Avec mes impôts. Même si ce n’est que d’un micro centime…

Un député se fait inviter au restaurant pour écouter les doléances d’un fabriquant de saucisson ? Démission. Est-ce que j’ai le droit d’inviter au resto mon conseiller pole emploi pour lui expliquer mes difficultés à retrouver un emploi ? Comment on me jugerai si j’essayai ? Mais aujourd’hui, c’est considéré comme “normal” que cette caste d’homme à part (les politiques) ont des droits, qu’il ne faut surtout pas toucher. Je préfére quand les profs gueulent pour protéger leurs acquis, au moins ils bossent pour l’avenir de certains élèves. Plus le temps passe, et plus j’ai la détestable impression que les politiques bossent pour leur avenir personnel, ou celui de leur clan.

Finalement, la préhistoire, ce n’est pas si loin…

Références :

La bouffe…

Le cuir (donc vos godasses)

Le sport (je vous épargne les liens sur le dopage, google, toussa…)

Les syndicats

J’allais aussi mettre un lien sur la politique, mais un seul serait-il suffisant…? Le passé… Le présent

Monde de …

Une idée en l’air

impots

Trop chaud pour un vrai post digne de ce nom…

Après lecture d’une info sur le financement d’un site web à l’époque où Sarkozy était président, je m’interroge.

Nous payons des impots.

Pourquoi ?

Pour faire vivre l’état, faire fonctionner les services public, investir, s’entraider et bénéficier d’un retour le jour où nous serons nous-même dans le besoin.

OK.

Pourtant, chaque jour ou presque, on tombe sur des infos où des sondages sont commandé. Des repas de gala organisé, des logo refait, des déménagements qui sont décidés, le tout avec cet argent qu’on donne chaque année. Ne parlons même pas de ces millions d’euro détournés, ou planqué dans des caisses obscures qui sont révélé selon le gouvernement en place…

Certe, ma minuscule contribution est dérisoire, noyée dans le flot d’argent de tout les contribuable…

Mais n’y a t’il aucun moyen d’avoir une véritable transparence et tracabilité de notre argent ? Nous ne sommes plus en 1960, tout devrait être consultable ou traçable quand il s’agit de l’argent publique.

Les fana de l’informatique savent qu’on peut tracer des paquets de donnée, les tagguer pour qu’ils soient bien contrôlé, depuis leur machine d’émission jusqu’à sa destination… peut-on espérer le même genre de technologie aujourd’hui pour l’argent du contribuable ? Une transparence totale sur la destination de chacun de mes euros “donnés” en taxe et impot qu’on exige de moi ? Cela permettrait aussi de dédiaboliser certaines entreprise, en leur permettant de montrer leur participation aux caisses de l’état… et de forcer certains élu à réfléchir à deux fois avant de se gaver de foie gras “si mes electeurs se rendent comptent qu’ils payent pour ça… oups ! finalement ce sera une badoit !”… en gros forcer à une politique responsable que chaque centime qu’un français paye va bien là où il est supposer aller…

Utopie ? qui sait. Les technologies évoluent, la société va devoir faire de même… et surtout faire avec.

Et si on arrêtait de chouiner ? (les extrémistes de la vie privée)

Les révélations de Snowden & ses copains dans les médias nous prouvent quelques chose qui n’est plus exceptionnel. OH mon DIEU nous sommes ESPIONNES !!!

Oui, et alors ?

Ok, soyons honnête : moi aussi cela m’a insurgé pendant au moins vingt secondes. Comment osent-ils espionner d’autre pays en plus de leur propres citoyens. Vilain ricains, vilains ! Ensuite je lis que la France fait de même, et ce, depuis un bail, et se chauffe les fesses avec nos données… OH mon DIEU nous sommes ESPIONNES !

Vingt seconde plus tard, une fois l’adrénaline redescendue (en compagnie d’une petite mousse pour me remettre d’une telle émotion), je me log sur ma bécane, je surf, j’achete une merde sur amazon, fait une recherche sur google, et met en ligne quelques photos que j’aime bien. Et je réalise que dans notre monde mi virtuel, mi réel, les limites de notre vies privées ont beaucoup changées depuis les trente dernières années.

Je veux dire, vous imaginez un peu, le systéme des cookies sur le net, pourquoi il n’y a pas eu de hurlement à la mort quand à cette collecte de données quotidienne sur notre propre machine ?

Pas de hurlement non plus à la sortie des premiers réseau sociaux ? Attendez, il s’agit bien d’une plateforme sur laquelle toute votre vie privée pourra être affiché on line ? 24/24, 7/7 ?

On vit bien dans un monde où la notion de vie privée est très relative à ce qui nous arrange. Que google enregistre nos préférences de recherche pour nous afficher une pub ad hoc, on est ok. Qu’un état “vole” des morceaux de données et les stock dans un coins dans l’attente qu’un jour, peut-être, vous allez faire une connerie qui vous fera apparaître en tête de liste ? ça non. Et je me fiche de savoir que cela permettrait d’arrêter ou d’empêcher d’éventuel excité de la bombe artisanale googelienne.

Sérieusement ?

Je vois des gosses qui se foutent littéralement de leur vies privées. Ils en parlent à tue tête, ne font pas attention à qui ils en parlent ni qui est à coté, à l’écoute. Mais la simple idée qu’un Etat recueille nos infos persos nous file une réaction purement épidermique. Un appel visceral à la révolte et à l’indignation.

Pourquoi ?

Que ce soit pour garder un oeil sur des parti extrémiste ou des possible fanatique religieux, je suis ok. Je n’ai rien à me reprocher. Mes données peuvent être stockée avec les autres, elles ne remonteront jamais à la surface tant que je n’ai pas officiellement décidé de me faire sauter la tronche avec une ceinture d’explosif. Mais je ne peux pas renier le fait que mon poil se hérisse à cette idée. Mais encore une fois, pourquoi ?

Est-ce que mon poil se hérisse quand carrefour récolte toute mes préférences de nourriture ? Que ma banque à le détail de mes achats, disponible dans une base de données ? Que je peux déménager, ma feuille d’impot me sera livrée à ma nouvelle adresse automatiquement ? Qu’après avoir acheté un canapé chez IKEA, google me surine avec des google ad sur des conforama et des promos de canapé ? Que ce jeux que j’ai téléchargé sur mon smartphone me demande un droit d’accés à mon répertoire de contact et mes sms juste pour exploser des hélicos avec un avions ? ou cette apps qui permet de me conseiller le meilleur resto selon mes gouts perso et ma geo-localisation ?

Effaçons ce dernier paragraphe. Imaginons un monde sans internet. Juste le telephone, à la rigueur. Et le courrier postal. Quand les probleme de famille restait dans la famille, ou sauf paroles trop fortes, personnes d’autre ne pouvait le savoir. Que les seuls “buzz” ne pouvaient venir QUE des médias qui avait le regard braqué sur… les politiques, les grandes institutions, mais pas sur le petit peuple et sa derniere vidéo bizarre impliquant un homme et un animal… car de telle choses n’avaient pas cours.

Dans ce monde, oui, une révélation d’un tel méfait de la part d’un état serait un viol pur et simple. Un viol de quelques chose d’existant, blindé, betonné.
Mais revenons dans notre monde. Le vrai, le réel… honnêtement ? si je ne suis pas dérangé que des commerciaux exploitent mes données pour me vendre leurs joujou, je n’ai aucune raisons valable de m’insurgé contre un état quelconque faisant de même, avec l’excuse de vouloir s’en servir pour que, la prochaine fois que je prendrai le RER, il n’y ait pas un sac abandonné avec une bonbonne de gaz clouté sous un siége.

Avec le temps, je crois sincèrement qu’on est devenu imbu de notre petite personne. D’un côté on veut la justice, l’entraide sociale, du changement, que le monde bouge et de la sécurité… mais de l’autre on pose comme condition qu’on ne doit pas mettre la main poche et surtout rester masqué, drapé dans les lambeaux de ce que nous appelions autre fois, notre vie privée.

Monde de merde…

Et si on laissait tomber les autres ?

C’est ignoble à dire, n’est-ce pas ?

Ce serait être qualifié d’extrémiste, raciste, vilain lepéniste etc.

Pourtant, soyons honnête, c’est ce que beaucoup pense pendant environs cinq minutes avant que le bon sens ne nous reprenne. Avant que des images comme celle de ci-dessus réveille notre humanisme profond et cette volontée de faire le bien.

Pourtant…

Quand on lis que machin s’est fait agressé dans un bus pour un regard, qu’un automobiliste au pif se fait trancher la gorge pour une guerre dans un autre pays, quand une bombe pète dans une foule en déchiquetant un gosse qui passait par là… 

Qu’on ait bien mérité les 3/4 de la haine qui est vouée à l’occident, ok. Le dernier quart reste de la connerie humaine, commune à tout les peuples, mais si en plus on leur offre une excuse pour nous taper dessus….

On manipule, on finance à tout va des coups d’état, on installe des usines pas cher à l’étranger (qui s’effondrent faute de moyen décent pour les fabriquer…hey, on est rapias où on l’est pas hein…), on trace des frontières à la règle par c’est fun et on s’étonne que les habitants déplacé ou chassé de force reviennent un jour en montrant les dents…ok, on mérite bien quelques baffe, on récolte ce qu’on sème. Ok. La logique se tient.

Mais je m’interroge.

Je me demande quand la dette cessera d’être payée (le ton sadique de la vieille pub d’orangina me revient en tête : Jamaaaaaais!). Quand l’Iran arrêtera d’en vouloir aux USA d’avoir ravagé leur pays juste pour une question d’or noir. Quand Israel et la Palestine arrêteront de se haïr chacun leur tour ?

Je veux dire, autant je peux comprendre (pas accepter) qu’un type devienne un pro-FN suite à une aggression dans le hall de son immeuble. Ok. Mais une haine qui se transmet de génération en génération ? Pour des actes vieux de 50 ans ? voir plus ?

Imaginons que l’Iran atomise les USA entier. Super. Et après ? les survivant n’auront d’autre objectif que de rendre la monnaie de sa pièce à tout les basanés du coin ? 

J’en reviens à ma question initiale : Et si on laisser tomber les autres?

Si on arrêtait d’investir des millions d’euro d’aide militaire pour des pays qui, à la fin, nous haïrons dés qu’un fin politicien intéressé (haha) appuyera sur le bouton “nationnalisme, réveille toi !” Ou de filer de la bouffe à des gens qui ce la feront soit piquer, soit tué pour être volé ?

Comprenez moi bien. J’ai du mal à supporter qu’on m’indique à la sortie de Carrouf qu’il faut faire double course pour les resto du coeur, pour nourir les pauvres, pendant qu’une partie de mes impots partent en aide humanitaire/militaire dans le trou du cul du monde, trou du cul qui d’ailleurs nous en voudra (à juste titre) de ne penser à lui que quand il est dans la merde (haha bis).

Et si avant de vouloir à tout prix donner des leçon d’humanisme à l’extérieur, on s’occupait un peu de nous ? des enfants sans papier, famille sans logis décent, chomeur longue durée ou courte durée mais qui rêverait de changer de carrière ? Clochard qui crévent de chaleur en été et de froid en hiver ?

Quand je vois qu’on dépense des milliard pour moderniser nos armées “au cas où”. Alors qu’on a justement besoin de milliard maintenant, tout de suite ?

Ca ne gène que moi ? Oui oui, je sais, pour l’image de la France on doit avoir des mecs en kaki, le famas à la main prêt à en découdre. Mais soyons sérieux, qui sont nos ennemis de demain ?  Les terroristes ? le renseignements seul peut les combattre, ou de la diplomatie pour parvenir à mieux. Les russes ? Les chinois ? Les coréens ? Soit on se fait atomiser, auquel cas j’ai du mal à voir ce que vingt casernes de militaire active ou zéro changera au résultat, soit on se fait envahir par des pays à la population X fois plus nombreux que nous. 

Soyons honnête, si “une bonne vieille guerre” se déclarait demain, armée contre armée, au même niveau technologique ( ce qui serait le cas si cela arrivait, je pense) je doute qu’on tienne au dela du premier round.

Donc voilà, ma question persiste. Et si on foutait la paix au reste du monde ? histoire de laisser un peu les cicatrices se refermer, laisser les peuples se prendre en main, s’écrouler puis se relever pour finalement expérimenter et tendre vers un meilleur “demain” ?

Non ? c’est bien ce que je pensais…

…monde de merde !

 

 

Et si on en revenait à l’être humain ?

Plus les news s’accumulent, plus on a l’impression que l’Histoire doit se répeter pour s’accomplir.

Crise sociale, crise morale, les plus pauvres (ou qui s’imaginent l’être) se rebellent, descendent dans la rue pour une cause ou une autre, choisissent un cheval de bataille parmi la très longue liste disponible ( retraite, mariage homo, nationalisme, sécurité, argent gaspillé, islam) et brandit un poing vengeur à la face du pouvoir en place.

Mais avant de se jeter à la gorge des uns et des autres, de s’auto proclamer décideur pour autrui de ce qui est moral, juste, correct etc… ne pourrait-on se rappeler que nous sommes des êtres humains ?

Les médias dans leur plus grande partie ne nous aident pas à nous rappeler cette chose pourtant simple, qui nous unis tous sous la même appellation première.

Dans les articles, nous sommes des musulmans, des extrémistes, des chrétiens, des homophobes, des capitalistes, des colonialistes… L’humanité n’est plus qu’un amalgame de traits de caractère. D’opinion politique.

Est-ci si nécessaire d’avoir un dada de haine ? Je veux dire, avant on se mettait sur la tronche pour une parcelle de terrain, une zone de chasse. Ok. Espace vital etc… Ok. Ensuite on a trouvé le moyen de se mettre sur la tronche pour des raisons religieuse. Deux humains dans la même pièce ? non. Nous avons un catho et un protestant. Un juif et un arabe. Un noir et un blanc… en gros deux boules de nerfs, qui faute d’espace à conquérir à décider de s’attaquer à autrui sous un autre prétexte.

Est-on vraiment obligé d’en arriver là ? Je veux dire, se mettre sur la tronche sous le pretexte qu’on a une différence qu’on cultive chacun dans notre coin ? Sexualité, religion, politique, mode de vie, couleur de peau, ethnie, famille… On pourrait croire que les aléa d’un Romeo & Juliette ne sont que fiction du passé, mais au final, nous n’avons pas changé d’un iota.

Ceci n’est qu’une pensée. Je vais l’abandonner de suite pour continuer à vomir sur mon prochain, c’est tellement plus drôle que juste lire les commentaires idiots des abonnés des grands quotidiens.